Des Militants De La Société Civile Et Des Syndicats Réclament Une Loi Consacrée à La Protection Sociale. Le Réseau international sur le droit à la protection sociale (Inspir Sénégal), constitué de militants de la société civile et de syndicats de travailleurs, a réclamé, vendredi, à Dakar, le vote dâune loi encadrant la politique sénégalaise de protection sociale, a-t-on constaté.
Militants De La Société Civile Et Des Syndicats Réclament Une Loi Consacrée à La Protection Sociale

Ses membres ont pris part à une table ronde sur les responsabilités des organisations de la société civile et des syndicats dans les politiques et programmes de protection sociale, à lâinitiative de Graim, une organisation non gouvernementale.
Le but de cette rencontre est de ââdévelopper la connaissance, entre lâEtat et ses partenaires, afin que nous puissions, la société civile et les syndicats, contribuer davantage à lâamélioration des politiques et programmes de protection sociale au Sénégal, qui a entamé une vaste poilitique de protection socialeââ, a expliqué André Demba Wade, le coordonnateur dâInspir Sénégal.

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ââIl faut que nous arrivions à conjuguer nos efforts pour permettre aux populations de bénéficier davantage de la protection socialeââ, a dit M. Wade.
Harmonisées et bénéficier dâun financement adéquat

Au moins 80 % de la population sénégalaise doit bénéficier dâune protection sociale, a-t-il affirmé, soulignant que toutes les politiques menées dans ce domaine doivent être harmonisées et bénéficier dâun financement adéquat.
LâEtat du Sénégal traîne encore les pieds dans le financement de sa politique de protection sociale, raison pour laquelle ââles résultats attendus ne peuvent être atteintsââ, a signalé André Demba Wade.
LâEtat a pris en charge les cotisations des familles bénéficiaires des bourses de sécurité familiale et de la carte dâégalité des chances, mais il y a un gap à combler sur le plan financier, a-t-il dit.
ââLe Sénégal développe beaucoup de programmes de protection sociale. Mais jusquâà présent, nous nâavons pas un cadre institutionnel et juridique qui les organise pour assurer leur cohérence et leur harmonie. Il est indispensable que le Sénégal vote une loi dâorientation sur la protection sociale, une loi qui crée le cadre institutionnel et juridiqueââ, a insisté M. Wade.
Bureau international du travail va aider le Sénégal à financer sa protection sociale
Selon Mame Atoumane Faye, conseiller à la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSSN), un organisme public sénégalais, le Bureau international du travail va aider le Sénégal à financer sa protection sociale. ââOn cherche à mobiliser davantage de ressources pour ce secteur. Nous voulons développer un plaidoyer dans le but de garantir le financement de la protection sociale, avec lâaide des partenaires, de la société civile et des syndicatsââ, a assuré M. Faye.
Aujourdâhui, 50 % de la population sénégalaise bénéficie dâune protection sociale, a-t-il dit, affirmant que le taux était dâenviron 20 % en 2010.
Ce pourcentage doit atteindre 80 % au moins, a ajouté le conseiller de la DGPSSN, soulignant que les acteurs de lâéconomie informelle doivent être pris en charge.
ââTout cela nous interpelle à la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationaleââ, a-t-il assuré.













