Une Enquête Ouverte Après La Mort De François Mancabou selon le Procureur. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar dit avoir instruit la Division des investigations criminelles (DIC) dâouvrir ââune enquête diligente, exhaustive et rigoureuseââ afin de déterminer les causes et circonstances exactes du décès de François Mancabou.
Enquête Ouverte Après La Mort De François Mancabou (Procureur)

ââAussitôt informé du décès de François Mancabou, jâai donné des instructions à la Division des investigations criminelles (DIC), dâouvrir instamment une enquête diligente, exhaustive et rigoureuse sous mon autorité directe afin de déterminer les causes et circonstances exactes du décèsââ, a déclaré, jeudi, Amady Diouf lors dâun point de presse.
ââDans cette perspectiveââ, il a annoncé quâune autopsie a été instamment ordonnée par le ministère public.
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Arrêté le 17 juin, jour de la manifestation interdite de lâopposition, François Mancabou, ancien militaire, né en 1971, est mort mercredi soir à lâHôpital Principal de Dakar où il avait été admis en réanimation après une garde à vue dans les locaux de la Sûreté urbaine de Dakar.
Arrêté le 17 juin à 7 h à son domicile

Le procureur de la République qui a rappelé que M. Mancabou avait été interpellé par la Sureté urbaine ââpour des faits dâactes de terrorisme et dâatteinte à la sûreté de lâEtatââ, a présenté les condoléances de la famille judiciaire à la famille du défunt.
Selon lui, François Mancabou ââa été arrêté le 17 juin à 7 h à son domicile suite au développement de lâenquête et trouvé porteur dâune arme à feu de type Walter calibre 22 avec 9 minutionsââ.
Il a ajouté que ââselon les renseignements dont on dispose à ce stade de la procédure, son rôle consisterait dans le cadre ce qui est communément appelée la Force spéciale à développer des stratégies dâattaque et de harcèlement contre les forces de sécurité lors des manifestations qui étaient envisagées à lâépoqueââ.

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ââConcernant lâarme à feu, le défunt ne disposait pas dâune autorisation régulière car celle dont il détenait était frappée de caducité depuis 15 ansââ, a-t-il poursuivi.
Dans cette affaire dite ââForce spécialeââ, le procureur a indiqué que les autres mis en cause, au total 10 personnes, ont été déférées et inculpées ââsur la base de charges réelles de complot contre lâautorité de lâEtat, dâactes de nature à occasionner des troubles politiques graves et à compromettre la sécurité publique, dâassociation de malfaiteurs, destruction de biens appartenant à lâEtat ou intéressant la chose publique, détention et transport de substances et produits incendiaires, détention dâarmes en rapport avec une entreprise terroriste, financement du terrorisme et complicitéââ.
En revanche, a-t-il précisé, François Mancabou nâa pas été déféré.

Il a déclaré que ââselon les renseignements reçus et que lâenquête aura à charge dâéluciderââ, M. Mancabou, ââcontrairement aux autres inculpés qui avaient gardé le calme et la sérénité durant toute la phase de garde à vue, a violemment cogné le mur et les grilles de la cellule de rétention sans que lâon sache réellement ses motivationsââ.
Selon le procureur, ââles enquêteurs disposent dâimages vidéo de 13 mn qui seront versées dans la procédureââ.
ââTous les incidents qui ont débouché sur cette issue fataleââ seront versés dans la procédure de lâenquête afin de déterminer les causes et circonstances exactes du décès de François Mancabou, a déclaré Amady Diouf.













