C’est le naufrage le plus meurtrier qu’ait connu l’Europe depuis celui du Titanic. Ce vendredi 12 avril s’ouvre au tribunal de Nanterre le procès de l’Estonia, un ferry qui sombra en 1994 dans la mer Baltique et causa la mort de 852 personnes. 

La justice va devoir faire la lumière sur la responsabilité civile du Bureau de certification français Veritas, et sur celle du contructeur du navire. Vingt-cinq ans après les faits, plusieurs zones d’ombres demeurent autour de ce naufrage.

Le naufrage de l’Estonia restera à jamais gravé comme une nuit d’horreur dans la mémoire de ses rares survivants. Ce soir de septembre 1994, le ferry qui reliait Tallinn à Stockholm se retrouve pris dans une tempête. 

Les rescapés indiquent avoir entendu soudainement des coups métalliques étranges, avant que le bateau ne se mette à sombrer en moins d’une demi-heure dans les eaux glaciales de la Baltique. Sur les 989 personnes à bord, 852 périront. 

Quelques années plus tard, une commission d’enquête internationale avait conclu à une défaillance du système de verrouillage du nez du navire, par lequel entraient les véhicules. 

Une thèse qui n’a pas été vérifiée :  les autorités scandinaves se sont en effet toujours opposées à renflouer le navire,  interdisant par ailleurs toute exploration de l’épave. 

Un mystère entretenu autour de ce naufrage qui avait donné lieu à plusieurs théories comme celle d’une explosion à l’intérieur du bateau, du matériel militaire ayant transité dans ses cales. 

Ce vendredi, plus de 1 000 proches des victimes attendent que la justice se prononce sur la responsabilité du Bureau de certification français Veritas. Avant le naufrage, il avait estimé que le navire était apte à transporter des passagers.

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