Des populations de Sansamba (Kédougou) en croisade contre les orpailleurs clandestins

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A Kédougou, des populations de Sansamba en croisade contre les orpailleurs clandestins. Les populations de Sansamba et environs, dans la région de Kédougou (sud-est), dénoncent l’installation anarchique de sites d’orpaillage dont la présence sur des terres appartenant à leur village ont entraîné la pollution de l’eau et l’assèchement des périmètres maraîchers tout au long du fleuve Falémé, à la frontière entre le Sénégal et le Mali.

Populations de Sansamba en croisade contre les orpailleurs clandestins

En plus de Sansamba, les villages de Kolia, Faranding et Guaraboréya, situés sur le fleuve Falémé, dans le département de Saraya, sont également concernés par cette situation.

Les quelque 600 sites d’orpaillage recensés dans cette zone ont des effets néfastes sur l’environnement local et les conditions de vie des populations qui ne disposent plus d’eau potable et dont les périmètres maraîchers ont été asséchés.

« Nous disons non à cette exploitation anarchique. Ils ont tout détruit tout le long du fleuve. On ne peut plus boire cette eau et en même temps pratiquer l’orpaillage. Nos mamans n’osent plus aller sur la Falémé pour faire le linge », a déclaré Souleymane Keita, du village de Sansamba, dans la commune de Bembou.

Couverts de poudre qui détruisent les cours d’eau

Des populations se sont rendues dimanche sur les bords de la Falémé pour dénoncer l’usage par les orpailleurs de couverts de poudre qui détruisent les cours d’eau.

Ces produits entraînent une coloration de l’eau en rouge, la rendant ainsi impropres à la consommation, selon les protestataires.

Dénonce Souleymane Keïta, avant d’alerter

Les orpailleurs « utilisent des gros engins pour polluer tout le fleuve (…). Ils ont coupé tous les arbres. Ils sillonnent les cours d’eau’’, qu’ils polluent par leurs activités, du Mali au Sénégal en passant par la Guinée, dénonce Souleymane Keïta, avant d’alerter : « Le fleuve est à sec ».

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Selon lui, ces exploitants clandestins ne résident pas à Sansamba. « Ils repartent chaque soir à Moussala Mahinamine ou dans les profondeurs de Kéniéba dans leurs pick-up », à la fin de chaque journée d’orpaillage, informe-t-il.

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