Il y aura un second tour de la présidentielle en Guinée-Bissau. La commission électorale a annoncé dans la matinée les résultats provisoires de l’élection du dimanche 24 novembre. Le candidat du PAIGC qui est en tête, Domingos Simões Pereira, sera face à Umaro Sissoco Embalo.

DSP, comme est parfois appelé Domingos Simões Pereira, obtient 40,13% des voix contre 27,65% pour Umaro Sissoco Embalo candidat du MADEM, premier parti d’opposition au Parlement.

Pereira a aussitôt fait un appel du pied à tous les autres candidats : « Nous invitons tous les autres candidats à nous rejoindre. Nous avons besoin de tout le monde  pour être capable de construire la Guinée-Bissau de nos rêves. »

Embalo est un ancien du PAIGC, parti historique et celui de son futur adversaire pour le second tour. Révélation de cette présidentielle, Embalo a du mal à reconnaître les résultats : « Ce n’est pas parce que nous sommes d’accord avec les résultats proclamés que nous l’avons accepté. C’est parce que nous avons placé la Guinée-Bissau au dessus de tout. Nous ne voulons pas être
considérés comme des facteur d’instabilité.
 »

Ce sont deux anciens Premiers ministres qui se retrouveront donc pour le second tour prévu le 29 décembre. Les tractations vont commencer pour des alliances, alors que la participation des électeurs a été très importante avec 73 % de votants : les deux partis en tête courtisent notamment les électeurs de Nuno Nabiam, candidat du PRS/APU arrivé en 3e position à la présidentielle avec 13,16 % .

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José Mario Vaz loin du deuxième tour

Juste derrière, le président sortant José Mario Vaz est 4e et a perdu son pari. Il se présentait en tant qu’indépendant. Sa décision de limoger le Premier ministre Aristide Gomes moins d’un mois avant l’élection a été sèchement critiquée par toute la communauté internationale.

En 5e place, Carlos Gomes Junior, surnommé « Cadogo », obtient moins de 3 % des voix. Il était favori de la présidentielle de 2012, mais avait été renversé par les militaires entre les deux tours.

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Pour l’annonce de ces résultats dans un hôtel de Bissau, d’importantes mesures de sécurité ont été prises, avec la présence de la police d’intervention rapide, d’éléments de la garde nationale et d’Ecomib, la force de la Cédéao. L’organisation ouest-africaine dit surveiller de près la suite du processus électoral.

Le 2e tour est prévu le 29 décembre.

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