Le ministre Fofana donne son avis sur le Rapport de la Cour des comptes : ââLa règlementation sera appliquéeââ. Le gouvernement appliquera la règlementation dans le cadre de la mise en Åuvre des recommandations de la Cour des comptes sur la gestion des fonds alloués à la lutte contre la Covid-19, a réaffirmé, mardi, le ministre du Commerce et des PME.
Rapport de la Cour des comptes : ââLa règlementation sera appliquéeââ (Fofana)

ââLe gouvernement a été clair. La règlementation sera appliquée. Il y a des questions qui relèvent de la Chambre de discipline financière. Le Premier président de la Cour des comptes a la compétence de saisir ou pas la Chambre de discipline financièreââ, a-t-il déclaré lors dâun entretien avec la rédaction de lâAPS.
ââSur les questions pour lesquelles la Cour des comptes a estimé quâil pouvait y avoir lâouverture dâune information judiciaire, il revenait au Premier président de la Cour des comptes de saisir la justiceââ, a-t-il ajouté.

A lire aussi
Selon lui, ââcâest ce qui a été fait maintenantââ et il appartient au ministre de la Justice ââdâapprécierâ’.
Le porte-parole du gouvernement a déploré le fait quâil y ait souvent ââun prisme déformant de la lecture médiatique des situationsââ.
ââJâai souvent lâimpression que tout le monde veut voir des ministres traduits devant la justice alors que la responsabilité pénale est individuelle (â¦)ââ, a-t-il dit.
Pour le ministre du Commerce, ââla Cour des comptes a fait son travailââ.

La publication de ce rapport prouve, selon lui, que le Sénégal a ââdes instituons qui marchentââ avec ââun exécutif qui gouverne, met en place des orientations par le président de la Républiqueââ.
Ces orientations ââsont mises en Åuvre par le gouvernement avec des dépenses publiques exécutées. Et dans ces dépenses publiques, il y a une obligation de reddition des comptes, câest ce que nous avons faitââ, a-t-il indiqué.
Dans lâexécution de ces dépenses, a-t-il souligné, le gouvernement a respecté ses engagements en fournissant un rapport d’exécution budgétaire trimestriel, une loi de règlement, un rapport sur les marchés publics avec lâARMP et un rapport spécifique pour la Cour des comptes.
ââNous nâattendons pas des applaudissements mais quand-même ce nâest pas toujours que ça se fait et nous lâavons faitââ, a-t-il relevé.
La réglementation sera appliquée

ââDans ce rapport, il y a des incriminations qui sont faites par la Cour des comptes. Nous les avons acceptées. Nous avons dit que la réglementation sera appliquéeââ, a-t-il soutenu.
Toutefois, a-t-il précisé, ââun rapport de la Cour des comptes nâest pas une décision de justiceââ et que ââchaque acteur peut contester tel point ou tel point ou apporter des éclairages ou des réponsesââ.
Par exemple, sur la question de la surfacturation présumée du riz, il a relevé que les acteurs du ministère du Développement communautaire ont estimé que lâarrêté qui a servi à lâévaluation du prix du riz était devenu caduque car lâarrêté dâhomologation ne dure que deux mois renouvelables, a expliqué le ministre.
De 2019 à 2020, il nây a pas eu dâarrêtés dâhomologation (â¦)

ââA titre dâexemple, le 5 novembre, je prends un arrêté pour fixer le prix du riz. Dans deux jours, on est le 5 janvier, donc lâarrêté ne serait plus valable. Maintenant si on fixe un nouvel arrêté, il ne sera valable que deux mois. Passés ces deux mois, le ministre ne pourra plus prendre un autre arrêté parce que les arrêtés dâhomologation ne sont pris que pour des situations exceptionnellesââ, a expliqué M. Fofana.
Il a ajouté que ââcâest la raison pour laquelle de 2019 à 2020, il nây a pas eu dâarrêtés dâhomologation (â¦) parce que les prix étaient stablesââ.
ââDans ce cas, estime le ministre, il est normal que les auditeurs se posent des questions. Pourquoi cet arrêté et pas dâautres. Là , câétait un appel dâoffres et le ministère nâétait pas tenu de faire un appel dâoffres (â¦.). Il a fait un appel dâoffres et il y avait 30 offres. Lâoffre la plus basse était de 275 000 francs la tonne, lâoffre la plus haute était de 338 000 francs. Le ministère a acheté la tonne à 275 000 francsââ.

A lire aussi
Selon lui, ââsur la question des masques, tout le monde dit quâil y a eu détournement, carnage financierââ.
ââMais, sâempresse-t-il de préciser, la Cour ne dit pas cela. La Cour dit simplement que pour des dépenses supérieures à 100 000 francs, aucune dépense publique ne doit être payée en espèces. Et moi je suis de cet avisââ.
Pour Abdou Karim Fofana, ââil faut saluer le fait que dans notre système, les acteurs de la dépense publique soit contrôlée, évaluéeââ et quâils puissent répondre sur cette base.
Par exemple concernant lâachat de bacs à fleur, il a rappelé quâà lâépoque le ministère de lâUrbanisme avait « un programme de désencombrement et de sécurisation des lieuxââ.
Manière de relancer lâactivité économique (â¦.)

Pour sécuriser les lieux contre les encombrements, selon lui, il fallait ââdésencombrer, aménager, occuper et après surveillerââ.
ââPour occuper les lieux, ce ne sont pas des personnes qui le font 24h. Vous allez devant lâUniversité, sur la VDN, vous verrez des bacs qui font 300 ou 400 kg. Et comme durant la Covid, on évitait les rassemblements, on a jugé nécessaire de mettre des bacs à fleurs. Mais câétait aussi une manière de relancer lâactivité économique (â¦.)ââ, a dit le ministre.
ââIl ne faut pas seulement avoir une lecture sanitaireââ de la lutte contre la pandémie, selon M. Fofana, rappelant que lâEtat avait mis en place un programme de résilience économique et sociale autour du renforcement des capacités sanitaires et de la cohésion sociale par la solidarité, le soutien aux entreprises.
Il a dâailleurs relevé que FORCE Covid-19 signifie Fonds de résilience contre les effets de la Covid-19 et ces effets sont sanitaires, économiques et sociaux.













