
Revue de presse du 11 décembre 2021 – La Presse commente lâAdhésion Massive des Députés à la Restauration du Poste de Premier Ministre. Les quotidiens ont commenté la restauration du poste de Premier ministre au sein des institutions sénégalaises, pour leur édition du week-end.
Restauration du Poste de Premier Ministre avec lâAdhésion Massive des Députés

LâAssemblée nationale a adopté, vendredi, à une large majorité, le projet de loi présenté par le gouvernement en vue de la restauration de ce poste.
Quatre-vingt-douze députés – la chambre parlementaire compte 165 membres – ont voté pour cette réforme. Deux voix contre le projet de loi et huit abstenions ont été dénombrées.
Il reste maintenant au chef de lâEtat de promulguer la loi votée, afin de pouvoir nommer le futur chef du gouvernement, un peu plus de deux ans et demi après la suppression de la primature.
Revue de presse du 11 décembre 2021

ââLe projet de loi portant révision de la Constitution est passée comme lettre à la poste, entraînant du coup le retour, dans lâarchitecture gouvernementale, des fonctions de Premier ministreââ, constate WalfQuotidien.
Même si la modification constitutionnelle a été adoptée à une large majorité, le groupe parlementaire majoritaire à lâAssemblée nationale, Benno Bokk Yaakar (BBY), a ââessuyé attaques, critiques et quolibets de lâopposition parlementaire qui dénonce un âénième tripatouillageâ de la Constitutionââ, écrit-il.
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Le Soleil sâest appesanti sur les raisons invoquées par le gouvernement pour proposer aux députés la restauration de la primature. ââLa vie des institutions est rythmée par des changements qui sâopèrent à la lumière des circonstances politiques, administratives et sociales (â¦) Autrement dit, lâarchitecture institutionnelle ne peut aucunement être figée, et sa configuration doit épouser les préoccupations du moment et obéir aux priorités définiesââ, écrit Le Soleil.
Il a cité le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Malick Sall, chargé de présenter aux députés le projet de loi et de le défendre.
Il nâest pas coutume de voir majorité et opposition aller dans le même sens

Bés Bi Le Jour parle dâun plébiscite du texte présenté par le gouvernement à lâAssemblée nationale. ââUn plébiscite (â¦) puisquâil nâest pas coutume de voir majorité et opposition aller dans le même sensââ, fait-il remarquer, prenant le contrepied de WalfQuotidien, lequel signale de profondes divergences entre le groupe parlementaire BBY et les autres composantes de lâinstitution parlementaire.
ââLe retour du poste de PM est une bonne nouvelle qui permet au parlement de retrouver son âme (â¦) Câétait un viol constitutionnel que de supprimer ce posteââ, argue le député Abdoul Aziz Diop dont les propos sont relayés par Libération.
EnQuête fait entendre une voix discordante, celle de Déthié Fall. ââForce est de reconnaître que le président Macky Sall, sa (â¦) politique et sa vision obéissent plus aux réalités de son parti politique (â¦) quâaux réalités socioéconomiques des Sénégalais. Nous allons signer avec lui ce projet de loi qui ne traduit rien dâautre quâun aveu de tâtonnements et dâerrementsââ, a soutenu le député dâopposition.
Massivement adopté par 92 députés de la coalition BBY

ââLa primature restaurée dans la douleur : farouche et longue bataille dâarguments et de procédures entre majorité et oppositionââ, écrit Vox Populi.
ââMême sâil nây a pas eu unanimité, le projet de loi portant restauration [du poste de Premier ministre] a été massivement adopté par 92 députés de la coalition BBYââ, note-t-il.
LâAs a constaté que ââles débats ont été particulièrement houleux, car les adversaires du régime trouvent que ce rétropédalage institutionnel est un aveu dâéchec du président Macky Sallââ.
Députés de la majorité sont redevenus en trente mois les défenseurs de la primature

Le Quotidien chahute la décision parlementaire. ââLâAssemblée nationale a rétabli ce quâelle avait supprimé. Quel merveilleux pays ! Sans gêne, les députés de la majorité sont redevenus en trente mois les défenseurs de la primature. Un poste quâils avaient enterré sous la dictée de leur patron (Macky Sall)ââ, plaisante-t-il.
ââComme des pavloviens, ils répètent que lâélection de Macky Sall à la tête de lâUA lâempêche de gérer (â¦) lâexécutif. En vérité, Macky Sall cherchait un prétexte pour revenir sur ses pasââ, commente Le Quotidien.
Il fait allusion à la présidence tournante de lâUnion africaine, qui sera assurée en 2022 par le chef de lâEtat sénégalais, un mandat invoqué par le gouvernement pour restaurer les fonctions du Premier ministre.
ââLâopposition se défoule sur la majorité parlementaireââ, écrit Sud Quotidien, ajoutant que le ââvote a été précédé dâun débat houleux de plus de cinq [heures] dâhorloge entre les députés de lâopposition qui accusent leurs collègues de la majorité de sâêtre entêtés (â¦) en votant la suppression de ce poste, le 4 mai 2019ââ.












