Abbé Jacques SECK, un homme multidimensionnel
![Révélations sur le documentaire "Abbé Jacques Seck, Prêtre musulman â Imam chrétien" [Interview] 1 Capture dâimage de la bande annonce: Abbé Jacques SECK avec son chapelet où est écrit Allah sur les perles](https://i0.wp.com/www.kafunel.com/wp-content/uploads/2018/12/abbe.jpg?resize=696%2C361&ssl=1)
Comment a-t-il reçu le projet ?
Dès le départ, lâAbbé Jacques Seck a été partant pour se confier à mon micro. Je dois préciser que jâai réalisé les premiers entretiens avec lui en 2010. Donc, il y a 7 ans de cela.
Mais lâidée, ce nâétait pas dâen faire un film. Jâétais parti pour réaliser un livre sur lui. Je voulais faire sa biographie. Mais au fil du temps, je me suis rendu compte quâil y avait trop de choses et que je ne pouvais pas faire de façon objective, lâéconomie de tout ce que jâenregistrais.
Un jour, je suis arrivé chez lâAbbé Jacques Seck à la Procure de Dakar, accompagné de mon ami et frère Joseph Diédhiou, ancien journaliste à Walfadjri. Et au terme de notre interview, lâAbbé Jacques Seck mâa dit : «Mon fils, Dieu tâa choisi pour parler de moi et me montrer au monde. Alors je te confie mes mémoires.
Tu es journaliste, tu sauras ce que tu peux en faire». Ce jour, il mâa remis un petit cahier dans lequel il se raconte lui-même sous la forme dâun testament.
Ce cahier, je lâai gardé jalousement et je me suis senti investi par une mission de véritablement rendre un hommage et montrer tout ce que Jacques Seck a fait pour lâEglise et le Sénégal. Câest ainsi quâen 2015, jâai réécouté mes enregistrements et décidé de le porter à travers un film. Pour moi, un film ira plus loin encore quâun livre.
Quâà cela ne tienne, je ferai à lâavenir un livre sur certaines confidences de Jacques Seck, car câest un homme multidimensionnel. Je pense que lâhomme politique Jean-Paul Diaz lâa dit quelque part dans le film : «Jacques Seck est un incompris».
Je crois quâil a parfaitement raison, car je sais que beaucoup de gens le critiquent par rapport à ses positions, à ses déclarations etc. Mais lorsquâil a été question de le dire face caméra, ces gens nâont pas eu le courage de dire tout haut ce quâils ont lâhabitude de critiquer tout bas.
Alors que Jacques Seck, sur lequel jâai posé ma caméra, nâa pas eu honte de dire et redire tout haut ce quâil a toujours dit et fait. Alors qui est dans la vérité ?
Un documentaire demande beaucoup dâinvestissements. Sur le plan financier, comment vous vous y êtes pris ?
Je rends grâce à Dieu ! Jusque-là , jâai tout fait sur fonds propres. Certains mâont dit à un moment, va faire les formalités pour bénéficier du Fopica. Dâautres mâont dit : «Va voir le Directeur des arts pour quâil tâappuie», dâautres encore mâont conseillé dâaller vers des politiques etc.
Mais je nâai pas voulu faire ça. Il y aura toujours des gens pour dire : « Hugues Diaz est son ami, il lui a donné de lâargent » ou encore « Abdoulaye Koundoul, câest son grand, il lui a fait des faveurs » etc.
Lorsquâon est journaliste, on est souvent mal positionné dâailleurs pour bénéficier de ces choses. Je préfère que ces gens, en apprenant que je fais ce travail, me disent : « Ãa câest notre contribution ». Mais je nâai pas voulu être demandeur.
Dâailleurs, pour moi, câest un film quâil fallait faire avec abnégation et sacrifice. Je me suis donc sacrifier pour réaliser cette Åuvre. Jâai également rencontré sur mon chemin des gens exceptionnels, qui se sont dit : « Un journaliste ne gagne pas beaucoup dâargent. Mais le travail quâil fait, il le fait pour le Sénégal et la postéritéâ¦Â »
Et donc, ils mâont facilité beaucoup de choses. Vous me permettrez, en le disant, de rendre hommage à mon grand Mamadou Ndiaye de la Rts. Il est lâune des valeurs sûres du 7e art au Sénégal.
Nos chemins se sont croisés fortuitement et il a porté ce projet avec moi, de tout son cÅur et de tout son talent de monteur.
Puis là encore, je note que câest la conjugaison dâun effort entre un Chrétien catholique et un musulman pratiquant qui donne ce produit final que le public pourra savourer, lorsque lâArchevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye nous proposera une date de lancement officiel du film.












