La répression de la manifestation de la plateforme ââAar li nu bokkââ est le principal sujet en exergue dans la livraison des quotidiens reçus samedi à lâAgence de presse sénégalaise (APS).
Le rassemblement ââpacifiqueââ que la plateforme « Aar li nu bokk » prévoyait dâorganiser place de la Nation vendredi pour, dit-elle, sâindigner des accusations de corruption en lien avec la signature de contrats pétroliers et gaziers au Sénégal, a été tué dans lâÅuf par un impressionnant dispositif sécuritaire déployé suite à la décision du préfet de Dakar dâinterdire cette manifestation.Â
Les policiers avaient investi très tôt les lieux de ce rassemblement prévu à partir de 14 heures et avaient également bloqué toutes les voies dâaccès à la place de la Nation de même que celles conduisant au boulevard du Centenaire.Â
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Le préfet de Dakar, invoquant des « menaces réelles de trouble à lâordre public », avait interdit le rassemblement. Lâautorité administrative avait également évoqué, pour motiver sa décision, des craintes liées à une « incitation à la violence à travers des propos irrévérencieux à lâendroit des institutions publiques, des risques dâinfiltration par des individus malintentionnés ».
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La plateforme « Aar li nu bokk » avait été mise sur pied à la suite des allégations de corruption présumée contenues dans un reportage de la BBC et visant Aliou Sall, frère du chef de lâEtat Macky Sall, dans le cadre des contrats pour lâexploitation du pétrole et du gaz découverts ces dernières années au Sénégal.
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Ce samedi, les quotidiens ont largement relaté la répression de cette manifestation.
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Il y avait ââintifada à Dakarââ vendredi après-midi, selon le quotidien Enquête, soulignant que ââpendant plus de deux tours dâhorloge, hier, le centre-ville de Dakar a été paralysé par les manifestants contre lâoctroi de blocs dâhydrocarbures à Pétro-Tim. Contre les grenades lacrymogènes, les manifestants se sont battus avec des pierresââ.
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Selon LâAs, ââDakar renoue avec le feuââ. ââLes leaders de la plate-forme Aar li nu bokk ont bravé, comme annoncé, lâinterdiction préfectorale en tentant de se rassembler à la Place de la Nation. Mais ils ont été cueillis par un impressionnant dispositif sécuritaire qui les a réprimés avant de disperser la manifestation à coup de grenades lacrymogènes.
En guise de riposte, les manifestants ont répondu par des jets de pierresââ, écrit le journal.
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ââPas de Place de la Nation pour les manifestantsââ, note Source A qui relève que les leaders de lâopposition, Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo, Ousmane Sonko ââprotestent dans leurs véhicules, loin des grenades lacrymogènesââ.
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Selon Vox Populi, ââla guérilla urbaine déjoue les plans du pouvoirââ. Le journal fait état de ââviolents affrontements entre forces de lâordre et manifestants dans plusieurs quartiers ; un impressionnant dispositif sécuritaire pour mater la manifestation de +Aar li nu bokk+ ; des responsables de lâopposition et de la société civile arrêtés puis relâchés dans la soiréeââ.
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Le Quotidien parle de âârépression de la pressionââ, soulignant dans son billet ââsucré saléââ quâil y avait du ââgaz dans lâairââ.
ââLes riverains de la place de lâObélisque ont senti lâodeur du gaz jusque dans leur chambre à coucher. Mais le gaz de la polémique nâest pas encore sorti des profondeurs atlantiques. Et les flics étaient là pour réprimer les marcheurs qui voulaient mettre la pression sur lâEtatââ, écrit le journal.
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La publication ajoute : ââPartout, on sent le gaz et les propos contradictoires enflamment le débat public. Où se trouve la vérité ? On est tous suspendu aux conclusions de lâenquête du procureur Serigne Bassirou Guèye qui navigue dans une ambiance gaieââ.
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ââLa Police +dans le pétrole+ââ, selon Sud Quotidien, ajoutant : ââdétonation de bombes lacrymogènes, fumigène, pneus brûlés, routes barrées avec de grosses pierres ou des barrières. Tel était le décor, hier, vendredi, aux alentours de la Place de la Nationââ.
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ââLa police gaze les manifestantsââ, affiche à sa Une Walfadjri. ââMême sâils nâont pas pu dérouler leur manifestation à cause dâune bunkeurisation de la Place de lâObélisque et alentours par les forces de lâordre, le collectif Aar Li nu bokk, est parvenu à réussir son coupââ, selon le journal.
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Il ajoute : ââMalgré lâabsence des leaders de lâopposition, ils sont parvenus à instaurer un climat de terreur par des jets de pierres, des pneus brûlés et une perturbation de la circulationââ.
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Dans sa livraison du jour, Le Soleil met en exergue le secteur avicole, ââune filière qui rapporte grosââ avec ââplus de 120 milliards de francs Cfa de chiffre dâaffaires en 2016 et 55 000 emplois directs et indirects générésââ.












