Rabin fait toujours parlé de lui. Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi 2 novembre à Tel-Aviv pour honorer le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, tué le 4 novembre 1995 par un extrémiste juif voulant mettre fin au processus de paix avec les Palestiniens. Après la sortie du film sur ce drame Incitation, et son succès inespéré, cette manifestation annuelle a pris une tournure politique.

Aucun représentant de la droite traditionnelle israélienne n’a été invité. L’intervenant principal : le président de la liste centriste Bleu-blanc, Benny Gantz, désormais chargé de former un nouveau gouvernement.

Parmi les orateurs figurait également Yaron Zilberman. Celui-ci est le réalisateur du film Incitation, qui retrace la période qui a précédé le meurtre du point de vue de l’assassin Yigal Amir, et qui a remporté un succès inespéré auprès du public israélien.

Yitzhak Rabin tué le 4 novembre 1995

« Je crois que les plus extrémistes que nous pensions à l’époque être des cinglés, les plus marginaux – et qui étaient alors pour l’assassin Yigal Amir – siègent aujourd’hui au Parlement, à la Knesset, opine Ron Leshem, l’écrivain et scénariste du film. La situation aujourd’hui est extrêmement grave. Ces trois tirs ont ruiné le processus de paix, mais ils ont aussi déclenché une guerre fratricide qui bouillonne encore. »

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Le débat continue : un Israélien sur cinq pense qu’Yigal Amir doit être pardonné, selon un sondage qui vient d’être publié. Et Mordechai Kédar, professeur de renom à l’université Bar Ilan, a affirmé mercredi 30 octobre que la mort de Rabin avait été orchestrée et que son meurtrier n’était pas Yigal Amir, mais en fait l’un de ses gardes du corps. Une nouvelle théorie de conspiration qui s’ajoute à de nombreuses autres.

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