Ce parc animalier fait partie d’un complexe nommé le complexe du Niokolo Badiar, qui s’étend jusqu’à la Guinée. Complexe qui comprend le parc transfrontalier de 913 000 ha et les forêts classées de Ndama et du Badiar Sud.

Depuis 1954, une partie de cet ensemble, le parc national du Niokolo Koba, a été classée au patrimoine mondial des réserves de la biosphère de l’Unesco.

C’est aujourd’hui au complexe entier qu’a été élargi le classement de l’Unesco. Le parc est un espace au relief contrasté, traversé tout du long par le fleuve Gambie et deux de ses affluents, le Niokolo Koba et la Koulountou.

On y dénombre plus de 70 espèces de mammifères, 329 espèces d’oiseaux, 36 espèces de reptiles, 20 espèces d’amphibiens et un nombre important d’invertébrés.

Les lions, réputés les plus grands d’Afrique malgré leur crinière réduite, sont les stars du parc, ainsi que les élans de Derby, les plus grandes antilopes qui soient, sur la liste des animaux menacés.

D’autres espèces importantes sont aussi présentes :

Antilope, léopard (très difficile à voir), buffle, hyène tachetée, chimpanzé, crocodile, mangouste, lycaon et chacal. Quant aux guépards , ils ont disparus depuis plusieurs années.

On peut y voir néanmoins toutes sortes d’animaux :

Oie de Gambie, hippopotame, cobe Redunca, aigle bateleur, tortue d’eau, martin-pêcheur, guib harnaché, moucherolle de paradis, aigle pêcheur, cobe de Buffon, cobe defassa, babouins, bubale, ibis sacré, phacochère, hippotrague, grue couronnée, vautour, jaribu, céphalophe, patas, pintade, sylvicapre de Grimm, ourébi, grand calao d’Abyssinie, oryctérope, singe vert…

La richesse des habitats doit être notée, tout comme la diversité de la flore, importante avec plus de 1 500 espèces de plantes.

Le ballet des animaux suit toujours le même rythme :

Avec la saison sèche qui avance, l’eau est devenue rare dans le parc et de grandes concentrations se forment dans les quelques points où les animaux peuvent s’abreuver, notamment à la mare de Simenti où il reste de l’eau toute l’année.

C’est le moment idéal pour les observer :

Plus on approche du début de la saison des pluies (mai), plus le parc s’assèche, et plus on aura l’opportunité de voir des attroupements autour des mares.

Puis l’eau se met à tomber du ciel, les surfaces se couvrent d’un tapis de verdure. Une fois les points d’eau réalimentés, les animaux s’éparpillent, n’ayant plus de difficulté à trouver à boire jusqu’en octobre ou novembre.

Le parc reste désormais ouvert toute l’année, et des guides se trouvent à tout moment à Dar Salam.

Orientation. 

La route N7 Tambacounda-Kédougou passe en plein milieu du parc, telle une cicatrice au milieu de la nature. Cette partie est d’ailleurs assez mauvaise, entre chaussée sableuse affaissée et nids-de-poule à foison (actuellement en rénovation).

Il est déconseillé d’y rouler la nuit, moment de sortie préféré des animaux que vous risquez de prendre sur le capot. De jour aussi, restez vigilant car de nombreux camions venant du Mali empruntent cette route quotidiennement.

passerelle en bois est suspendue à plus 10 mètres au-dessus d'une rivière du Niokolo Koba, parc national au coeur du Sénégal Oriental
passerelle en bois est suspendue à plus 10 mètres au-dessus d’une rivière du Niokolo Koba, parc national au coeur du Sénégal Oriental

A lire aussi: Image du jour : La passerelle en bois suspendue à plus 10 mètres au-dessus d’une rivière du Niokolo Koba 

L’entrée du parc principale est une petite route qui bifurque à Dar Salam, autour de laquelle on trouve quelques campements parfaits pour se poser la nuit avant d’explorer le parc au petit jour.

Si vous êtes en 4X4, vous pourrez visiter le parc à partir d’Oubadji (près de Salémata).

A savoir.

La vie dans le parc suit le rythme du soleil, c’est-à-dire celui des animaux. On se réveille tôt et les veillées ont souvent leur limite en conséquence.

Il n’y a pas d’électricité (le groupe de Simenti mis à part), les nuits sont chaudes quand on dort à l’intérieur, mais le campement du Lion met à disposition des lits de camp avec moustiquaire, bien pratiques.

Deux à trois jours sont nécessaires pour faire le tour de la région de Simenti, mais il vaut mieux rajouter une journée si vous avez l’intention de grimper jusqu’au mont Assirik ou de descendre jusqu’à Salémata par le gué de Malapa et Oubadji (4X4 indispensable).

Bien que le parc soit ouvert durant l’hivernage, les pistes y sont bien plus praticables durant la saison sèche (de novembre à juin).

C’est également à cette période que les animaux, regroupés autour des points d’eau, sont plus faciles à observer.

Sélectionné pour vous: Les 10 plus belles routes du monde. La n° 3 vaut à elle seul le détour… 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.