Dirigeants d’Entreprise à Vous de s’interroger Chaque Semaine. Si vous vous permettez de ne pas faire de lâanalyse stratégique chaque semaine, vous devez absolument répondre tout au moins chaque semaine aux trois questions suivantes : « Quâest-ce qui marche et quâest-ce qui ne marche pas et que faire pour atteindre les objectifs ? ».
En terme plus simple, cela sâappelle de la recherche dâoptimisation. Et lorsquâon en vient à lâoptimisation, quâest-ce quâon demande plus à un manager dâentreprise dâaméliorer, si ce ne sont que les actifs dâune entreprise dont leurs valeurs intrinsèques : lâargent?
Si vous voulez passer dâun management axé sur lâadministration et le suivi des dossiers sans orientation ni réorientation optimale, il est important que vous vous mettiez à vous poser chaque semaine les questions suivantes :
1. Gagnons-nous de lâargent (Dirigeants)?
Bon, cette question ne devrait certainement pas attendre la fin de la semaine. Nâest-ce pas ? Le propriétaire dâune baraque descend tous les soirs et demande : « Combien avons-nous fait aujourdâhui ? ».
Il demande en général un tableau à 2 ou 4 colonnes. On lui dit ce qui est entré et ce qui est sorti et combien il reste quâil peut empocher et partir.
Les actionnaires dâune entreprise ne peuvent pas débarquer tous les jours et demander le compte.
Mais si souvent, nous sommes amenés à habiller le mal avec lâéloquence lorsquâil faut présenter les états financiers au Conseil dâAdministration, câest parce que nous avons oublié jour après jour, semaine après semaine, que la question à laquelle nous serons amenés à répondre, câest : « Combien avons-nous gagné ? ».

Posez-vous plutôt la question régulièrement et passez à la question suivante pour apporter assez tôt les ajustements nécessaires pour ne pas vous faire âinfantiliserâ par votre Conseil dâAdministration.
2. Où en gagnons-nous et où avons-nous du mal (Dirigeants) ?
Le but du jeu est simple : faire le tour des surfaces emblavées et voir là où les plantes ont bien germé, grandi, fleuri et où les fruits ont muri et on peut faire de la récolte substantielle; et là où on a de la peine.
Toute chose étant égale par ailleurs, lorsquâon a du mal dans un domaine, sur un projet, sur un produit, un segment du marché â lorsquâon a du mal à se faire de lâargent, il faut penser à diminuer les injections de fonds â sans état dââme â et à les déverser là où les cultures se développent bien, là où les perspectives sont bonnes.
Un bon manager doit être assez pragmatique à ce sujet pour savoir ce quâil doit ajuster et optimiser, ce quâil doit faire sans attendre â sans se laisser berner par de faux espoirs.
3. Quâest-ce que nous devons arrêter de faire et quâest-ce que nous devons continuer/commencer à faire (Dirigeants) ?
On y est donc. On ne fait pas le point pour revenir et se contenter de croiser les bras. Lorsque ça ne va pas, il faut peut-être se demander pendant combien de temps encore lâon peut se donner des chances dâoptimisationâ¦
Et à un moment donné, il faut couper court et clarifier ce quâon doit arrêter de faire, ce quâon doit continuer à faire et ce quâon doit travailler à mieux faire.
Faites lâexercice chaque semaine â opérez les choix difficiles requis â et vous ne serez plus un médecin après la mort.
La règle est simple pour les Dirigeants : « Démarrez autant de choses que possibles, voyez ce qui marche et ce qui ne marche pas, tenez-vous à ce qui marche et laissez le reste avec le courage dâessayer de nouvelles choses dans la foulée ».












