
Câest le résultat de rencontres quasi hebdomadaires depuis 5 mois. En Algérie, des partis dâopposition, dont les principaux partis islamistes, ont présenté une plateforme de propositions lors du « Forum de dialogue national » où ils avaient invité la société civile. Une initiative importante qui vise à réunir avant dâaller négocier avec les autorités.
Lâobjectif est de créer les conditions pour organiser une élection présidentielle, comme lâexplique Ali Benflis, ancien Premier ministre.
« Mon objectif est dâaller rapidement vers la présidentielle dans quelques mois, dit-il. Il faut une commission indépendante dâorganisation des élections, écarter lâadministration actuelle parce quâelle a été à lâorigine de toutes les fraudes par le passé et un nouveau Code électoral. »
Pour ce forum, les partis ont invité plus dâune centaine dâorganisations de la société civile, des personnalités politiques, mais aussi dâautres partis qui ont des feuilles de route différentes.
« Lâobjectif, câest dâarriver à un consensus entre les initiatives qui se trouvent sur la scène politique et de mettre en place une seule plateforme qui représente lâunanimité des partis politiques et des associations, des syndicats, etc. », souligne Lakhdar Benkhelaf, député du parti El Adala, lâun des partis à lâinitiative du forum.
Pourtant, du côté des associations, les participants déplorent dâavoir été mis au second plan, comme cet étudiant qui vient du centre du pays.
« Beaucoup de jeunes nâont pas aimé la session de ce matin. Câétait de la langue de bois. Les jeunes nâont pas eu lâimpression quâil y avait un dialogue, mais plutôt quâon était en campagne électorale », affirme-t-il.
Des imams aux étudiants, tout au long de lâaprès-midi, les représentants de la société civile ont prévenu les partis : il faudra compter avec eux.
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