Enfin une femme noire à la Cour Suprême américaine ?

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Enfin une femme noire à la Cour Suprême américaine ? L’Amérique attend une première depuis plus de deux siècles : l’arrivée d’une femme noire à la Cour Suprême. L’idée est loin de faire l’unanimité. Des policiers devant la Cour suprême des États-Unis le 26 janvier 2022 à Washington, DC.

Femme noire à la Cour Suprême américaine après 233 ans ?

Une place sera à pourvoir sous peu à la Cour suprême américaine avec le départ annoncé du juge progressiste Stephen Breyer après… 28 ans de service.

Occasion pour le président américain de réaliser une promesse de campagne, nommée une femme noire au sein de cette juridiction. La promesse tiendrait toujours selon la Maison Blanche. Alors que la perspective fait déjà débat.

Pour la directrice exécutive de l’Advancement Project, une organisation de justice raciale, cette décision permettra de réparer une injustice vieille de plus de deux siècles.

Ce qui est raciste, c’est que cela fait 233 ans qu’une femme noire n’a pas siégé

Alors même que des questions comme celles liées à l’avortement dominent les débats aux Etats-Unis. Même si la perspective ne passe pas encore comme lettre à la poste.

« Nous le voyons déjà dans les informations, sur Twitter et les médias sociaux, les gens disent ‘pourquoi une femme noire ? N’est-ce pas raciste ? Ce qui est raciste, c’est que cela fait 233 ans qu’une femme noire n’a pas siégé à la Cour suprême et que cela aurait dû être fait depuis longtemps. »

Judith Browne Dianis, directrice exécutive de l’Advancement Project

L’idée d’avoir une femme noire à la Cour suprême est donc excitante,  » parce qu’enfin, nous aurons non seulement quelqu’un qui apportera l’expérience d’être noir en Amérique, mais aussi quelqu’un qui a vécu au croisement de la race et du genre.

Et j’espère que ce sera une personne qui comprendra comment la race et le genre ont joué dans la loi.

Et je suis impatiente d’entendre les questions d’une femme noire qui siège à la Cour suprême dans des affaires comme l’avortement, les droits reproductifs et surtout les questions qui sont devant la Cour suprême en ce moment et qui sont très importantes pour les femmes noires. », a déclaré Judith Browne Dianis, directrice exécutive de l’Advancement Project.

Reste à balayer l’argument de la formation. Simple formalité tant des femmes nourries dans le sérail dans le domaine existent, souligne l’analyste.

Travaillé d’arrache-pied et qu’elle a atteint les plus hauts niveaux

« Bien que nous soyons habitués à cette question, nous savons aussi que nous avons notre place. Et puis nous avons travaillé dur et, en fait, que nous avons probablement dû travailler cinq fois plus dur que chaque personne blanche qui est dans la salle.

Et donc je ne pense pas que quelqu’un qui sera nommé à la Cour suprême en tant que femme noire s’inquiétera de savoir si les gens pensent qu’elle n’est pas qualifiée ou non. Je pense qu’elle saura qu’elle a travaillé d’arrache-pied et qu’elle a atteint les plus hauts niveaux. », explique Judith Browne Dianis.

Quatre semblent avoir les faveurs des pronostics : Ketanji Brown Jackson, Leondra Kruger, Candace Jackson-Akiwumi etHolly Thomas. Quatre prétendantes pour un fauteuil. La balle est désormais dans le camp du président américain.

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