La conquête spatiale de l’Iran bute sur l’échoue de mise en orbite de son satellite Zafar. L’Iran a lancé dimanche «avec succès» un satellite dans l’espace mais n’est pas parvenu à le mettre sur orbite, a annoncé un porte-parole du ministère de la Défense, cité par une chaîne de télévision d’Etat.

Une photo du lancement du satellite Simorgh le 27 juillet 2017 à Semnan (à l'est de Téhéran) fournie par le ministère iranien de la Défense (image d'archive) afp.com/HO
Une photo du lancement du satellite Simorgh le 27 juillet 2017 à Semnan (à l’est de Téhéran) fournie par le ministère iranien de la Défense (image d’archive) afp.com/HO

«Le (lanceur) Simorgh a propulsé avec succès le satellite Zafar dans l’espace mais le lanceur n’a pas atteint la vitesse nécessaire pour mettre le satellite sur l’orbite voulue», a indiqué Ahmad Hosseini, selon cette chaîne de télévision.

Cette tentative de lancement échouée intervient dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington.

Téhéran promet de réessayer. L’Iran a échoué dimanche à mettre sur orbite un nouveau satellite d’observation scientifique dans le cadre d’un programme spatial que le pays dit « pacifique », mais que les États-Unis ont qualifié de « provocation ». 

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Le lancement du satellite Zafar « a échoué », a déclaré sur Twitter le ministre iranien des Télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi. Lancé à 19h15, le satellite avait atteint « 90% de sa trajectoire » prévue, à une hauteur de 540 kilomètres, a précisé le porte-parole du département spatial du ministère de la Défense, Ahmad Hosseini, cité par une chaîne de télévision d’État. 

« Nous avons d’autres satellites iraniens géniaux »

« Le (lanceur) Simorgh a propulsé avec succès le satellite Zafar dans l’espace mais le lanceur n’a pas atteint la vitesse nécessaire pour mettre le satellite sur l’orbite voulue », a-t-il précisé, sans indiquer où se trouvait désormais le satellite. 

« Nous avons atteint la plupart des objectifs que nous avions et acquis des données, et dans le futur proche, en analysant ces données, nous allons procéder aux prochaines étapes », a assuré Ahmad Hosseini. « Nous sommes INVULNERABLES ! Nous avons d’autres satellites iraniens géniaux à venir ! », a affirmé pour sa part le ministre des Télécommunications. 

Ce lancement intervient dans un contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington depuis le retrait unilatéral des États-Unis en mai 2018 d’un accord sur le programme nucléaire iranien suivi du rétablissement de sanctions américaines draconiennes contre la République islamique. 

Washington a également mis en garde par le passé contre le programme spatial iranien, qualifiant le tir par Téhéran d’une fusée chargée du lancement d’un satellite en janvier 2019 de violation d’une résolution de l’ONU visant à limiter le développement de ses capacités balistiques. 

Officiellement pour étudier et prévenir les séismes

« L’Iran n’a pas réussi à lancer un satellite aujourd’hui. Ils échouent également à faire passer des armes en Syrie et au Liban parce que nous y opérons tout le temps, y compris ces jours-ci », a de son côté réagi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. 

Iran échoue à le mettre sur orbite (TV d'État)
Iran échoue à le mettre sur orbite (TV d’État)

La « mission principale » du satellite devait être de « collecter des images », avait indiqué le chef de l’Agence spatiale nationale Mortéza Bérari, soulignant les besoins de l’Iran en la matière, notamment pour étudier et prévenir les séismes, « empêcher les catastrophes naturelles » et développer son agriculture.

« Il s’agit d’une nouvelle étape pour notre pays », avait-il dit, rappelant que l’Iran était déjà parvenu à placer un satellite sur orbite à 250 km de la Terre. 

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Alors que le programme de satellites de la République islamique inquiète les Occidentaux, Mortéza Bérari avait affirmé que l’Iran militait pour « l’utilisation pacifique de l’espace ». « Toutes nos activités dans le domaine spatial sont transparentes ». 

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Dimanche, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime, ont dévoilé un missile balistique de courte portée pouvant, selon eux, être propulsé par un lanceur « nouvelle génération » conçu pour placer des satellites en orbite. 

Par Kafunel.com avec AFP ,publié le 10/02/2020 à 07:29 , mis à jour à 15:54

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