Il importe de rappeler, aux partis politiques ivoiriens et aux organisations associatives de la société civile, leurs rôles institutionnels dans leurs périmètres respectifs dâaction sous un régime de démocratie républicaine pluraliste.
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Il y va de leur destin dans le jeu démocratique ivoirien. A vouloir jouer les incendiaires pour retirer les marrons du feu, ils risquent de sceller, pour longtemps, leur discrédit social et politique respectif.
Au lieu de rester bloquer dans la position, somme toute infantile, de stigmatisation compulsive et de dénigrement permanent du gouvernement, d’instrumentalisation des faits divers à cet effet, le FPI et les partis dâopposition ivoiriens devraient s’identifier clairement sur le spectre idéologique de leurs obédiences respectives.
Ils devraient élaborer à destination de lâélectorat ivoirien et de nos partenaires internationaux des programmes et des projets sociétaux alternatifs structurés et cohérents pour justifier et légitimer leur prétention à exercer le pouvoir suprême.
Les proclamations hasardeuses d’intention, articulées sur l’instrumentalisation politique manifeste des faits divers, ne font ni un programme politique ni un projet sociétal.
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A ce propos, il importe de relever tout le ridicule et lâamateurisme  qui consiste à vouloir transformer en faute de gouvernance politique des faits qui ressortissent du conflit d’intérêt entre des catégories de la société civile et qui doivent, comme tels, être résolus dans le système politique à travers des voies judiciaires et non pas au niveau de lâÃtat par un interventionnisme et un arbitraire du pouvoir. L’Etat démocratique n’est un Etat démiurge omnipotent.
 La régulation démocratique de la société dans un régime de démocratie pluraliste ne s’identifie pas à un interventionnisme de lâÃtat dans les conflits dâintérêts de la société civile.
C’est à la société politique qu’il revient de résoudre ces problèmes. La séparation des pouvoirs est un principe démocratique. L’ignorer est une faute politique grave.
 Les partis politiques et les organisations associatives qui veulent que lâÃtat sorte de son périmètre pour se transformer en organisation de charité publique (en ONG, une vraie contradiction) pour prendre en charge, directement, les victimes des conflits d’intérêt ou en justicier pour résoudre le problème de la corruption, violent les règles de procédures démocratiques.
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Ils mélangent les genres et démontrent qu’ils restent mentalement bloqués à l’époque du parti unique et celle de la confusion des pouvoirs. Cette manière de penser et d’agir les discrédite politiquement.
Il importe alors de rappeler aux partis politiques ivoiriens et aux organisations associatives de la société civile leurs rôles institutionnels dans leurs périmètres respectifs dâaction.
Ils se doivent, à eux-mêmes et aux ivoiriens, dâoccuper chacun, leur poste et dâexercer, avec lâexpertise requise, leurs attributions dans les règles de lâart politique et civil.

Il y va de leur destin dans le jeu démocratique ivoirien. A vouloir jouer les incendiaires pour retirer les marrons du feu, ils risquent de sceller, pour longtemps, leur discrédit social et politique respectifs.












