La mise en service prévue ce lundi du Train express régional (TER) est le sujet le plus commenté par les quotidiens, lesquels manifestent aussi un intérêt pour la proposition de loi en vue de la criminalisation de lâhomosexualité au Sénégal.
Mise en service du Train Express Régional à la Une

Le Sénégal ouvre une nouvelle ère de son histoire ferroviaire moderne, avec le démarrage de lâââexploitation commercialeââ du TER, cinq ans après le lancement de ses travaux.
Le Train express régional, lâun des projets phares du Plan Sénégal émergent, doit relier le centre-ville de Dakar à lâaéroport international Blaise-Diagne (AIBD), situé à 57 km de la capitale, en quarante-cinq minutes.
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La construction de ce moyen de transport comprend deux phases : la première va de la gare de Dakar à Diamniadio (36 km), la seconde phase ira de Diamniadio à lâAIBD.
Son coût sâélève à 780 milliards de francs CFA, un montant nâincluant pas les taxes et les frais douaniers, selon lâAPIX, lâAgence gouvernementale chargée des grands travaux de lâEtat et des investissements.
Revue de presse du 27 décembre 2021

Soixante-seize (76) milliards de ce montant ont été affectés à la libération des emprises, et 10 milliards à des projets sociaux liés à la construction de lâouvrage.
ââLe TER est le fruit dâun montage financier innovantââ, écrit Le Soleil.
La Banque islamique de développement (197 milliards de francs CFA), la Banque africaine de développement (120 milliards), lâAgence française de développement (65 milliards), France Total (196,6 milliards), la Banque publique dâinvestissement, qui est un organisme français (13 milliards), et le Trésor public sénégalais ont contribué à son financement, détaille le journal.
Gratuit pour les passagers pour les quinze premiers jours
Les tarifs vont varier entre 500 et 2.500 francs CFA, indique Le Soleil, ajoutant que le transport sera gratuit pour les passagers pour les quinze premiers jours.
Le train est mis en service ââaprès moult polémiques et zones dâombreââ, concernant son coût et la date de son inauguration, rappelle Vox Populi.
ââUn train, mille attentesââ, titre Sud Quotidien.
ââUne procédure dâindemnisation inachevéeââ, ââdes ponts et des tunnels inadaptésââ, ââtrois quartiers de Thiaroye emportés par le TERââ, ââcinq entreprises sénégalaises impliquées pour 8.500 emplois nationauxââ, détaille-t-il.
Lâindemnisation en question concerne les habitants des quartiers situés de part et dâautre de la ligne ferroviaire.
On chante beaucoup les vertus du TER

ââCette inauguration ne fait pas que des heureux, les impactés titulaires de titres fonciers et de baux attendent toujours le reliquat de leur indemnisationââ, lit-on dans Sud Quotidien.
ââOn chante beaucoup les vertus du TER, les prouesses de nos dirigeants. Dâautres sâinsurgent contre son coût (â¦) faramineux. Son inopportunité dans un contexte marqué par des priorités multiples dans bien des domaines vitauxââ, commente LâInfo.
LâObservateur constate que du ââlancement [des travaux] à sa mise en service, ce 27 décembre 2021, le TER a été lâobjet de toutes les polémiquesââ.
ââLes Sénégalais confrontés à des embouteillages monstres et à la cherté du prix du transport vont pouvoir pousser un ouf de soulagement, grâce à ce moyen de transportââ, écrit Le Mandat.
Au vu des nombreux reports qui ont jalonné ce projet phare du PSE

LâAs annonce, comme dâautres journaux, que lâEtat du Sénégal a confié lâexploitation du train à la société SETER. En attendant quâune société nationale prenne le relais.
ââCâest officiel. Le Train express régional sera mis en service, ce lundi. Une date historique pour le Sénégal, au vu des nombreux reports qui ont jalonné ce projet phare du Plan Sénégal émergent si cher au président Macky Sallââ, affirme Bés Bi Le Jour.
ââLe sourire dâAlstomââ, ajoute-t-il. Selon le même journal, quelque 4.000 employés français ont pris part à la construction de lâouvrage en travaillant pour cette entreprise française des transports.
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Autre titre en vedette, le groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY) a rejeté la proposition visant à criminaliser lâhomosexualité au Sénégal, selon plusieurs journaux.
ââLe pouvoir pourra continuer à manger la carotte des bailleurs qui exigent [la] légalisationââ de lâhomosexualité en terre sénégalaise, écrit Tribune.
Leaders de cette formation politique de lâopposition

ââLa position de lâEtat sur le sujet est déjà claireââ, rapporte Source A, citant le président du groupe BBY, Aymérou Gningue.
ââLes députés du Grand Parti vont voter tout projet de loi pour la criminalisation de lâhomosexualité au Sénégalââ, lit-on dans Libération, qui cite le professeur El Hadji Diawara, lâun des leaders de cette formation politique de lâopposition.
ââLa majorité parlementaire renvoie à lâopposition sa patate [chaude]ââ, fait remarquer WalfQuotidien.

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Le Quotidien, citant Aymérou Gningue, note que ââla loi en vigueur est sans équivoqueââ.
Cette loi ââne prévoit pas le délit dâhomosexualitéââ, argue le député Alioune Souaré.
La loi sénégalaise, rappelle-t-il, punit tout ââacte contre natureââ, sans à proprement parler dâhomosexualité.













