Législatives 2022 au Sénégal sous tensions : l’opposition hausse le ton

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Législatives au Sénégal. L’opposition hausse le ton. L’invalidation par la Cour constitutionnelle de la liste nationale des candidats titulaires de la principale coalition d’opposition

Opposition hausse le ton contre les Législatives 2022 au Sénégal

Législatives au Sénégal l’opposition hausse le ton
Législatives au Sénégal l’opposition hausse le ton

Plus la date du 31 juillet approche et plus le climat politique se tend au Sénégal. Le 31 juillet, c’est la date des élections législatives.

Les Sénégalais élisent leurs 150 députés selon un mode qui panache scrutin proportionnel avec des listes nationales pour 53 parlementaires et scrutin majoritaire dans les départements pour 97 autres. La diaspora élit 15 députés.

Pour le scrutin proportionnel, les organisations présentent une liste de titulaires et une liste de suppléants.

désavouée par le Conseil constitutionnel, l’opposition vise toujours la victoire
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Mais la principale coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi ne décolère pas après la décision du Conseil constitutionnel d’invalider sa liste nationale des candidats titulaires, à la suite d’une erreur dans la confection de la liste.

Une décision lourde de conséquences, car plusieurs figures de l’opposition, comme Ousmane Sonko, sont écartées du scrutin.

Pour l’opposition, le Conseil constitutionnel est aux ordres pour empêcher sa victoire et une future cohabitation avec le président Macky Sall.

Objectif : l’empêcher de peser lors des futures échéances électorales, dont la présidentielle de 2024.

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C’est devant des milliers de personnes, dans les couleurs nationales vert, or et rouge, avec une étoile a milieu de la couleur or, rassemblées place de la Nation à Dakar, mercredi 8 juin, que les opposants dont Ousmane Sonko, arrivé et candidat déclaré à celle de 2024, et d’autres figures ont annoncé maintenir coûte que coûte leurs candidatures aux législatives du 31 juillet.

« Le Sénégal est en danger et Macky Sall est l’unique responsable », charge Sonko. « Nous ferons partie de la liste nationale et Ousmane Sonko sera notre tête de liste », enfonce Khalifa Sall.

Malgré une mobilisation dans le calme, le pouvoir de son côté accuse l’opposition d’appeler à la violence.

Et le président sénégalais Macky Sall de fermer la porte jeudi soir à un repêchage de la liste nationale de l’opposition.

« Si vous faites une liste qui ne respecte pas ce que dit la loi, elle est éliminée », a affirmé le chef de l’État sénégalais dans un entretien avec les médias français France 24 et RFI.

« Nous avons un Code [électoral] avec ses exigences », a-t-il dit aux journalistes qui lui demandaient s’il craignait des violences si aucune solution n’était trouvée à l’apparente impasse politique.

« De toute façon, le pays va faire ces élections, le Conseil constitutionnel a décidé » et son propre camp, en ce qui le concerne, s’est plié à l’invalidation de l’une de ses listes, a répondu le président.

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En effet, le Conseil constitutionnel a aussi invalidé la liste des suppléants de la majorité présidentielle, mais non pas celle des titulaires.

L’incertitude maintenue jusqu’au bout quant à la permission ou non de manifester mercredi a accru la crainte de débordements.

Le préfet de Dakar a attendu mercredi matin pour délivrer l’autorisation. La manifestation est aussi observée comme un test de la faculté de l’opposition à mobiliser ses troupes.

La mise en cause de l’opposant Sonko par la justice dans une affaire de viols présumés avait contribué en mars 2021 à plusieurs jours d’émeutes qui avaient fait au moins une douzaine de morts.

Les législatives visent à renouveler les 165 députés de l’Assemblée nationale, largement dominée par la coalition présidentielle.

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