Revue de presse du 3 mai 2024 : Les quotidiens continuent dâéplucher les rapports des institutions de contrôle. Les premières décisions de lâexécutif en vue de la transparence de lâÃtat continuent de faire les choux gras de la presse quotidienne.
Rapports des institutions de contrôle Revue de presse du 3 mai 2024

Tribune sâimpatiente de voir livrés au procureur de la République les auteurs présumés de ââprédation des ressourcesââ du pays, à la suite de la publication des rapports des institutions de contrôle de lâÃtat.
ââQuâattend le pouvoir pour mettre à la disposition de la justice les rapports déjà ficelésââ, afin que ââdes poursuites soient engagées contre ces gloutons repus de lâargent public ?ââ se demande le journal.
ââIl (Bassirou Diomaye Faye) est foncièrement contre tout accaparement des terres par des politiciens prédateursââ, sâécrient des proches de Macky Sall, sous le crayon du dessinateur de Tribune, lequel fait dire au nouveau président de la République : ââJe vais casser tout ça !ââ
Kritikâ affirme que lâexécutif a ââune belle occasion de rompre la danse des loupsââ. Autrement dit, faire juger les auteurs présumés de mauvaise gestion des deniers publics. ââAccusés, levez-vousââ, ordonne le journal.

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ââActivistes et militants de la société civile réclament au nouveau régime des sanctions immédiatesââ, constate LâObservateur en ajoutant que ââce nâest pas facileââ de faire juger les auteurs présumés de fautes de gestion.
Il ajoute, en citant des spécialistes, que ââtoutes les personnes incriminées ne sont pas passibles dâune infraction pénaleââ.
ââOn nâentend parler que dâhectares. Câest lâunité de mesure. Comme on nâentend parler que de milliards. Sur le terrain glissant du foncier, beaucoup se sont cassés jambes et brasââ, commente Bés Bi Le Jour à propos de la mainmise présumée de proches de Macky Sall sur des terres appartenant au domaine public.
Source A nâen croit pas ses yeux en lisant le rapport de la Cour des comptes sur la gestion faite de la municipalité de Kédougou (sud-est) par son ex-maire.
Des travailleurs de la gouvernance, de la préfecture et du commissariat de police de Kédougou, tout comme des membres du conseil municipal, auraient bénéficié de dons de denrées alimentaires destinées aux nécessiteux, rapporte le journal en citant un rapport de la Cour des comptes.
Une ââcontroverse juridiqueââ

ââLe problème avec le foncier, câest quâil sâagit du domaine par excellence de lâargent facile et du blanchiment de sommes astronomiques. Un pays ne se développe jamais avec un boom aussi peu vertueuxââ, analyse Lâinfo.
ââAu contraire, ajoute-t-il, câest avec la jonction agriculture-industrie-commerce que le Sénégal devrait amorcer un début de décollage économique.ââ
Libération aussi a lu le rapport de la Cour des comptes. ââDe grandes quantités de semences dâarachide subventionnées [auraient été] filées à des ministres, des députés, des [membres du Haut Conseil] des collectivités territoriales, des personnalités religieusesââ, note le journal, ajoutant que ces largesses leur ont été faites ââsans justificationââ.

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EnQuête évoque la ââcontroverse juridiqueââ relative à la suspension des activités immobilières sur le domaine public maritime.
Si lâavocat Doudou Ndoye juge que ââle président de la République nâa pas le droit [de suspendre] ces constructionsââ, Samba Traoré, enseignant à lâuniversité Gaston-Berger de Saint-Louis (nord), jure : ââLe chef de lâÃtat a pris une mesure conservatoire, afin dây voir plus clair. Et câest son droit.ââ
Pour WalfQuotidien, la gestion de la terre est ââune course dâobstaclesââ.
Bassirou Diomaye Faye âârisque [â¦] dâêtre rattrapé par sa déclaration de patrimoine dans laquelle il mentionnait être propriétaire dâun terrain [â¦] de 4,3 hectares représentant 286 parcelles de 150 mètres carrésââ, poursuit WalfQuotidien.
Un ââcarnage foncierââ

LâOffice national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) avait tiré la sonnette dâalarme en 2020 pour éviter un ââcarnage foncierââ dans les départements de Dakar, Mbour et Thiès (ouest), rappelle Sud Quotidien.
Malgré la mise en garde de lâOFNAC, ââles autorités sortantes ont fait semblant de ne rien entendreââ, ajoute le journal.
Le président de la République ââcontinue de placer ses hommes dans les [â¦] directionsââ des entreprises nationales, observe Le Quotidien, après que des militants du parti au pouvoir ont été désignés pour diriger dâimportantes sociétés dâÃtat.

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Bés Bi Le Jour saisit lâoccasion de ces nominations pour exprimer son désaccord avec les nouvelles autorités du pays à propos de la promesse faite de recourir aux appels à candidatures pour désigner les directeurs généraux des sociétés nationales.
ââQuand les clés de la République vous sont confiées, il nây a rien dâautre à faire que de gouverner et de prendre des décisions sur la base dâune vision. On pourvoit aux postes comme le prévoit la Constitutionââ, écrit-il.
Les appels à candidatures, ââça fait joli mais les résultats ne sont pas toujours au rendez-vousââ, opine-t-il.
Le Soleil évoque les états généraux quâenvisage de tenir le président de la République dâici à juillet prochain, concernant les transports.













