
En Algérie, un dispositif sécuritaire sans précédent a été mis en place par les autorités pour ce huitième vendredi de mobilisation. Lâambiance de fête des semaines précédentes laisse désormais place à la colère.
« On se moque de nous », sâinsurgent les Algériens interrogés place de la Grande Poste au centre dâAlger. Pour ces manifestants déjà très nombreux ce vendredi midi, la démission dâAbdelaziz Bouteflika nâa quasiment rien changé. Le système est toujours en place.
Sur les pancartes, la soif de liberté et de changement sâaffiche toujours en grand et en plusieurs langues. En arabe, français, berbère et anglais, les mots d’ordre se répètent : « IIe République », « Les dirigeants doivent tous partir », « On vous jugera sur la place publique ».
Des rues quadrillées
Mais ce vendredi matin, cette place publique et les rues dâAlger étaient quadrillées. Des murs bleus se dressaient face à la population.
Les policiers avec leurs boucliers ont bien essayé de bloquer certains passages. Finalement, la pression de la rue a été trop forte. Les Algériens ont déjoué lâimportant dispositif sécuritaire et convergent toujours en masse vers le centre de la capitale.
Les policiers se sont finalement retirés pour laisser la rue sâexprimer librement. On retrouve enfin cette belle ambiance des vendredis précédents.
Un grand rassemblement, la communion dâun peuple pour défendre une seule cause : poser les fondements dâun nouveau pays débarrassé de ses anciens dirigeants qui ont plongé lâAlgérie dans la crise.
Je pense que le peuple a passé un message clair.












