Dénonçant « un mensonge dâÃtat », lâUnion Nationale (UN), un des principaux partis dâopposition du Gabon, a exigé ce mardi, la publication du bulletin de santé du chef de lâÃtat Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis près de 3 semaines à Ryad.
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« Un groupe de personnes au sein de la présidence de la République a choisi lâévitement, la dissimulation et même le mensonge dâÃtat », affirme un communiqué de lâUN qui exige la publication des bulletins de santé dâAli Bongo.
Dimanche, le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni, citant « le dernier bulletin médical », a affirmé que M. Bongo était « en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques » après avoir reçu « des soins de supports appropriés et approfondis ».
LâUN estime que lâéquipe médicale de lâhôpital de Ryad a « communiqué des bulletins de santé » dâAli Bongo dont « seule la Présidence a connaissance ». « Ne pas en faire état est grave et attentatoire au bon fonctionnement de lâEtat », selon ce parti.
Il exige par ailleurs que le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, accompagné dâune délégation « représentative de la Nation », aille à Ryad « dans les meilleurs délais » pour y rencontrer le chef de lâÃtat, les autorités saoudiennes et les médecins.
Le gouvernement peine à rassurer les Gabonais
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La dernière déclaration du porte-parole de la présidence, qui a implicitement reconnu la gravité de lâétat de santé du chef de lâÃtat sans préciser la nature de la pathologie dont il souffre, nâa pas rassuré des Gabonais interrogés par lâAFP à Libreville.
« Ce que jâaimerais, câest véritablement une preuve de vie palpable, pourquoi pas une photo ou encore une interview? », sâinterroge ainsi Ornella Rossonga, auto-entrepreneuse.
Le président Bongo Ondimba est hospitalisé en Arabie saoudite depuis le 24 octobre et la rareté des informations sur son état alimente fausses nouvelles et rumeurs les plus alarmistes.
Une source étrangère proche du président Bongo avait affirmé la semaine dernière à lâAFPque le président gabonais « a eu un AVC » (accident vasculaire cérébral), cause de son hospitalisation.
Dans une première déclaration faite le 28 octobre, Ike Ngouoni, avait parlé dâun simple « malaise » provoqué par « une fatigue sévère », due à une très grosse activité du président ces derniers mois.
LâUnion nationale a relevé la « totale contradiction » entre les déclarations du 28 octobre et du 11 novembre.
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