Selon une étude, ce produit de synthèse utilisé dans la fabrication des canettes ou des tickets de caisse pourrait être encore plus nocif que son prédécesseur.

Le substitut est-il encore plus nocif que le produit d’origine ? Une étude menée par des chercheurs toulousains indique que le bisphénol S (BPS) persisterait plus longtemps dans l’organisme et a des concentrations plus élevées que le bisphénol A (BPA). 

Produit de synthèse utilisé dans la fabrication des canettes et boîtes de conserve, des papiers thermiques comme les tickets de caisse ou encore de certains plastiques, le bisphénol S aurait les effets de perturbateur endocrinien

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L’étude a été publiée mercredi dans la revue Environmental Health Perspectives. Elle a été menée par une équipe de l’École nationale vétérinaire de Toulouse et du laboratoire Toxalim (Institut national de recherche agronomique), en collaboration avec les universités de Montréal et de Londres. 

Le bisphénol A remplacé depuis 2012

La France et l’Union européenne avaient proscrit l’utilisation du bisphénol A en 2012 dans la fabrication des biberons en plastique.

En 2017, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) avait également classé le bisphénol A comme « substance extrêmement préoccupante ». Depuis, il a été délaissé au profit du bisphénol S, son successeur. 

« Le remplacement du BPA par le BPS pourrait conduire à augmenter l’exposition de l’homme à un composé hormonalement actif », alertent les chercheurs dans leur étude.

Ils reconnaissent néanmoins que « les données toxicologiques sont encore insuffisantes pour évaluer le danger associé ».

« Ces résultats soulignent l’importance de l’estimation de l’exposition dans le processus d’analyse du risque pour la santé humaine lié à la substitution de substances préoccupantes », terminent-ils. 

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