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Film Des Tensions À Ouakam | Scènes d’Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre

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Film Des Tensions À Ouakam Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre
Film Des Tensions À Ouakam Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre

Film Des Tensions À Ouakam | Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre. Le quartier Cité Avion à Ouakam a été le théâtre de vives tensions samedi entre le collectif « Momelou Ouakam » et les forces de l’ordre. La situation s’est envenimée lorsque le collectif, revendiquant la restitution des terrains occupés par les camps militaires aux habitants de Ouakam, a organisé un point de presse suivi d’une marche qui a dégénéré en affrontements.

Film Des Tensions À Ouakam

Prostitution et Réseaux Sociaux au Sénégal
Prostitution et Réseaux Sociaux au Sénégal

Le collectif « Momelou Ouakam » estime que les terrains actuellement occupés par les camps militaires appartiennent historiquement aux habitants de Ouakam. « Nous demandons la restitution de nos terres.

Ces camps militaires n’ont plus leur place ici et doivent revenir aux habitants. Le morcellement des terres est un réel problème, Cité Avion n’a pas d’espaces suffisants pour des infrastructures revenant à la commune », a déclaré le porte-parole du collectif lors du point de presse.

Manifestations au Nigeria Contexte et Revendications 4
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Ibrahima Alassane Mbengue, représentant du collectif, a ajouté : « Nous avons constaté que des sociétés privées, en complicité avec des autorités, veulent accaparer nos terres. Ouakam est dans la promiscuité totale.

De la cité à Touba Ouakam, il n’y a plus d’espaces. Nous avons besoin de ces terrains pour des infrastructures dans la commune.

Nous ne voulons plus que les autorités parlent à notre nom… elles ont montré leurs limites car, elles ne prennent plus en charge les aspirations des populations. »

Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre

Prostitution et Réseaux Sociaux au Sénégal
Prostitution et Réseaux Sociaux au Sénégal

Après le point de presse, les membres du collectif ont entamé une marche pacifique en direction de la base de la gendarmerie.

La marche avait pour but de sensibiliser l’opinion publique et de faire entendre leur voix auprès des autorités concernées.

Toutefois, l’ambiance a rapidement changé lorsque la foule s’est approchée de la base.

Selon les témoins, des jets de pierres ont été lancés par certains manifestants en direction des gendarmes, provoquant une riposte des forces de l’ordre qui ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Film Des Tensions À Ouakam Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre
Film Des Tensions À Ouakam Affrontements Entre Le Collectif « Momelou Ouakam » Et Les Forces De L’ordre

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Les affrontements ont donné lieu à des scènes de violence, avec des manifestants brûlant des pneus sur les routes et bloquant la circulation dans le quartier.

Selon un bilan provisoire, deux personnes ont été blessées et trois manifestants ont été arrêtés par les forces de l’ordre.

La situation reste tendue, avec une forte présence de la gendarmerie dans la zone.

Sifan Hassan fait tomber le record olympique et s’offre le titre sur le marathon des JO de Paris 2024

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Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s'offre le titre
Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s'offre le titre

Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s’offre le titre. La Néerlandaise Sifan Hassan est championne olympique du marathon des JO de Paris 2024. Médaillée de bronze sur le 5 000 m et le 10 000 m, la Néerlandaise Sifan Hassan a réalisé une grande performance ce dimanche pour s’offrir le titre sur le marathon des JO de Paris 2024, tout en faisant tomber le record olympique (2h22’55 »).

Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s’offre le titre

Die Marathon-Führungsgruppe
Die Marathon-Führungsgruppe

Le suspense a été entier jusqu’au bout lors du marathon féminin des JO de Paris 2024 ce dimanche, disputé sur le même parcours que les hommes la veille.

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Elles étaient encore cinq à pouvoir prétendre au titre à moins de deux kilomètres de l’arrivée : la Néerlandaise Sifan Hassan, les Ethiopiennes Tigst Assefa et Amane Beriso Shankule et les Kényanes Sharon Lokedi et Hellen Obiri.

Un troisième titre olympique avec la manière

La Néerlandaise Sifan Hassan sacrée au Marathon Paris 2024 après le bronze du 5 000 m et du 10 000 m
La Néerlandaise Sifan Hassan sacrée au Marathon Paris 2024 après le bronze du 5 000 m et du 10 000 m

Au sprint final, Hassan, déjà médaillée de bronze sur le 5 000 et 10 000 m lors de ces Jeux parisiens, a devancé de trois secondes Assefa pour s’offrir un troisième titre olympique – après ceux sur 5 000 et 10 000 m à Tokyo – avec la manière, faisant tomber également le record olympique (2h22’55).

Obiri prend la troisième place.

Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s'offre le titre
Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s’offre le titre

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DIRECT. JO 2024 : Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Le live

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Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Le live
Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Le live

DIRECT. JO 2024 : Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Ce dimanche 11 août a marqué la dernière journée des JO 2024 avec plusieurs chances de médailles côté français. Le live…

Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Le live

Die Marathon-Führungsgruppe
Die Marathon-Führungsgruppe

C’est un véritable exploit qu’a réalisé Sifan Hassan dimanche dans les rues de Paris sur le marathon des Jeux Olympiques 2024.

Après deux médailles de bronze sur la piste (5 000 m et 10 000 m), la Néerlandaise est allée chercher le titre à l’issue des 42,195 kilomètres dessinés entre Versailles et Paris. Côté tricolores, Mekdes Woldu a coupé la ligne à la 20e place, première Française.

La Néerlandaise Sifan Hassan a réussi l’exploit de remporter le marathon olympique dimanche après avoir déjà été médaillée de bronze sur 5 000 m et 10 000 m aux Jeux de Paris.

Hassan (31 ans) se mesurait au triplé légendaire du Tchèque Emil Zatopek aux Jeux de Paris : elle le termine avec une médaille d’or et deux médailles de bronze. Au bout du marathon, la polyvalente Néerlandaise est sortie victorieuse en 2h 22 min 55 sec d’un final à couper le souffle face à l’Ethiopienne Tigst Assefa, devancée de trois secondes.

La Kényane Hellen Obiri, troisième à 15 secondes, complète le podium.

L’essentiel

Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s'offre le titre
Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s’offre le titre


En pentathlon moderne ce dimanche, les Françaises Marie Oteiza et Elodie Clouvel sont en finale chez les femmes. En cyclisme sur piste, Valentine Fortin sera engagée sur l’omnium féminin avant la finale des Bleues du basket face aux États-Unis à 15h30, dernière épreuve olympique.
Ce dimanche, le marathon femmes a débuté la dernière journée de ces JO 2024. Sifan Hassan a remporté l’épreuve en 2h22’55 » avec un record olympique en poche.

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En direct

Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Le live
Hassan championne olympique du marathon avant le pentathlon et la finale de basket ! Le live


11:10 – Fortin tente de partir
Au scratch de l’omnium, Valentine Fortin s’est échappée à 20 tours de la fin. Le peloton tente de revenir sur la Française.

11:06 – La 74e place pour Julien
Au marathon femmes des JO 2024, Melody Julien a pris la 74e place avec un temps de 2h42’32 ». La Française avait commencé fort et a dynamité le début de course dans ces JO 2024.

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  • Découvrez les médaillés français et les images de ces JO de Paris 2024

11:03 – Ça débute avec le scratch
Première des quatre épreuves de l’omnium dans ces JO 2024. Les pistardes se mettent en place.

10:57 – Une Française au cyclisme sur piste
Ce matin, au-delà du pentathlon moderne, Valentine Fortin tentera de décrocher une médaille à l’omnium dans ces JO 2024 après la médaille d’or de Benjamin Thomas chez les hommes.

10:53 – Le pentathlon moderne avec deux Françaises
La finale de pentathlon moderne va débuter dans quelques instants dans ces JO 2024. Marie Oteiza et Elodie Clouvel vont jouer les médailles à l’issue des quatre épreuves de la matinée et l’équitation à 11h.

10:44 – L’immense sourire de Woldu
La première française à avoir terminé le marathon femmes de ces JO 2024 avait un immense sourire au moment de passer la ligne d’arrivée en 2h29’20’.

10:38 – L’Espagne en bronze !
En handball masculin, l’Espagne a décroché le bronze après une victoire étriquée face à la Slovénie (23-22).

10:34 – Mekdes Woldu très heureuse
« Je n’ai pas de mots. Je suis battu avec moi-même. Je viens de réaliser mon rêve et je remercie la France pour l’accompagnement et le soutien. Je suis très heureuse mais j’ai perdu trois places à la fin », a déclaré, sourire aux lèvres, la Française Mekdes Woldu.

10:30 – Les mots d’Hassan
« Je n’ai jamais poussé aussi loin dans l’effort qu’aujourd’hui. Toutes les filles avaient leur carte à jouer et le niveau était très élevé donc je n’étais jamais sûre de gagner. C’est la plus belle médaille de ma carrière », a déclaré Sifan Hassan après l’or olympique sur le marathon.

10:29 – Woldu à la 20e place
6’24 » après l’arrivée d’Hassan, la première Française se nomme Mekdes Woldu. Elle finit à la 20e position de ce marathon femmes des JO 2024.

10:26 – Une troisième médaille pour Hassan

La performance de la Néerlandaise est d’autant plus retentissante qu’elle décroche, ce dimanche, sa troisième médaille personnelle dans ces JO 2024 après le bronze sur le 5 000m et le 10 000m.

10:23 – HASSAN S’IMPOSE !

La Néerlandaise Sifan Hassan sacrée au Marathon Paris 2024 après le bronze du 5 000 m et du 10 000 m
La Néerlandaise Sifan Hassan sacrée au Marathon Paris 2024 après le bronze du 5 000 m et du 10 000 m


QUEL FINISH ! Sifan Hassan décroche l’or olympique avec le record olympique en 2h22’55 » devant Assefa et Lobiri.

10:21 – Lokedi distancé


Il y a encore de la casse dans le groupe de tête et le podium se dessine mais on ne sait pas encore dans quel ordre. Obiri, Assefa et Hassan pour les médailles et le sacre olympique.

10:19 – Le dernier kilomètre !


Lokebi, Hassan, Obiri et Assefa vont donc se jouer la victoire finale dans ce marathon femmes des JO 2024. Quel suspense dans un finish au sprint !

10:18 – Shankule craque !


Elles ne sont plus que quatre dans le groupe de tête après les difficultés de Shankule. Il reste un peu plus d’un kilomètre.

10:13 – Encore trois kilomètres !

Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s'offre le titre
Sifan Hassan sur le marathon des JO de Paris 2024 fait tomber le record olympique et s’offre le titre


Les cinq femmes sont toujours présentes à l’avant pour se jouer la victoire finale dans ce marathon femmes des JO 2024. Le suspense est entier !

10:06 – Un groupe de cinq femmes pour la victoire
Il semblerait que cinq femmes vont se disputer l’or et le podium dans ce marathon femmes des JO 2024. Hassan, Shankule, Lokedi, Assefa et Obiri sont ces prétendantes au sacre olympique.

10:00 – Le 35e km


Lokedi en tête après 35km. Shankule, Hassan, Assefa ou encore Obiri sont présentes également à l’avant alors que les deux heures de courses sont atteintes.

09:58 – On connait les deux porte-drapeaux français du soir
Lors de la cérémonie de clôture des JO 2024, la délégation française sera emmenée par Pauline Ferrand-Prévot et Antoine Dupont.

09:54 – La championne olympique dans le dur


Jepchirchir est aussi distancée alors que le groupe de tête tente clairement de partir à l’assaut de l’or olympique.

09:53 – Chumba distancée
À un peu moins de 10km de l’arrière, le groupe de tête accélère et cela coûte cher à certaines concurrentes. On rentre dans le money time de ce marathon femmes des JO 2024.

09:46 – Ça descend fort


Après la terrible montée de la côté du pavé des gardes, ça descend dans le marathon femmes des JO 2024. La Japonaise Suzuki a failli se faire surprendre et n’était pas loin de la chute.

09:41 – Le parcours s’élève


La route s’élève pour les marathoniennes avec la côté du pavé des gardes ! À un peu plus de 10km de l’arrivée, c’est très dur pour certaines concurrentes dans ces JO 2024.

09:36 – 12-12 à la mi-temps au handball
L’Espagne et la Slovénie sont dos à dos dans ce match de handball masculin pour la médaille de bronze.

09:28 – 38″ de retard pour Julien


La Française, au 25e km, accuse un retard de 38″ sur le groupe de tête. Mekdes Woldu est à la 16e place mais à huit petites secondes des femmes en tête.

09:20 – Woldu a retrouvé le groupe de tête
Alors que Melody Julien souffre encore, Mekdes Woldu a fait la jonction avec les femmes de tête.

09:14 – Passage au semi-marathon
Les coureuses ont parcouru un peu plus de 21km et le groupe de tête passe avec, toujours, Melody Julien dans le sillage. L’une des deux autres Françaises, Mekdes Woldu n’est pas loin également.

09:11 – Une nouvelle accélération


Le groupe de tête en remet une couche et Melody Julien en subit les conséquences. Elle se fait encore distancer.

09:08 – Julien de retour dans le groupe de tête
Juste avant le 20e km de ce marathon femmes des JO 2024, Melody Julien parvient à regagner le groupe de tête. La Française est encore dans le coup.

09:02 – Julien dans le dur
La Française est partie forte et commence à craquer après bientôt 20km de marathon. Elle rétrograde dans le groupe de tête et commence même à être distancée.

Décrypte du phénomène de la « vie chère » en Afrique de l’Ouest, une affaire politique : quelques idées préconçues depuis la période coloniale jusqu’à nos jours

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La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique ok

Entretien Exclusif sur la vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique. Le chercheur Vincent Bonnecase, qui travaille sur le sujet depuis plusieurs années, publie un nouvel ouvrage sur la question de la « vie chère » en Afrique. Depuis la période coloniale jusqu’à nos jours, il démonte quelques idées préconçues et décrypte un phénomène éminemment politique et particulièrement explosif.

La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique

La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique
La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique

La question des prix joue un rôle majeur dans la naissance de mouvements sociaux, surtout en Afrique, mais pas seulement.

En 2019, la mobilisation des étudiants chiliens contre la hausse du prix du ticket du métro a contraint le gouvernement de Sebastián Piñera à convoquer une Assemblée constituante.

En 2018, la Guinée a connu un mouvement contre la hausse du prix de l’essence, qui a débouché sur la mobilisation contre le troisième mandat d’Alpha Condé.

La même année, le mouvement des « gilets jaunes », en France, est également parti d’une hausse des prix, à la suite de l’augmentation des taxes sur le carburant.

Quelques années plus tôt, en 2010, les « printemps arabes », qui ont emporté plusieurs dictateurs, s’inscrivaient également dans un contexte de hausse des prix, en particulier ceux des produits alimentaires.

Pourquoi les hausses des prix, qui semblent n’être qu’une autorégulation du marché, sont-elles aussi politisées, au point d’aboutir au renversement de régimes ?

Le contrôle du coût de la vie est une question majeure pour les gouvernements africains et leur population.

Au-delà de la souffrance de la privation provoquée par la hausse des prix pour des populations aux maigres revenus, cette dernière est largement imputée aux gouvernements, incapables d’assurer leur « responsabilité nourricière » : selon un contrat social tacite, l’État et les élites qui le dirigent doivent assurer la subsistance de la population.

En ce sens, depuis les années 1980, les programmes d’ajustement structurel (PAS) et la libéralisation économique ont fragilisé les régimes, les privant de nombreux outils de contrôle de l’économie, et donc de stabilisation politique.

Cela a contribué à la chute des dictatures au début des années 1990, mais aussi à une certaine délégitimation des nouvelles démocraties…

C’est ce que démontre le politiste Vincent Bonnecase dans son dernier livre, La Vie chère. De l’Afrique à l’Europe : quand la colère passe par les prix.

Un « hiatus » entre l’idéologie coloniale et la réalité

La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique 2
La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique 2

Tangi Bihan : Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à la question des mobilisations sociales contre la vie chère en Afrique, depuis votre premier livre, La Pauvreté au Sahel. Du savoir colonial à la mesure internationale (Karthala, 2011), jusqu’à votre dernier, en passant par Les Prix de la colère. Une histoire de la vie chère au Burkina Faso (Éditions de l’EHESS, 2019) ?

Vincent Bonnecase :

Au début, j’ai travaillé sur la question de la pauvreté au Sahel. Non pas sur la pauvreté comme réalité sociale, mais sur la manière dont elle a été progressivement comprise comme telle par les institutions, par les populations occidentales et par les populations locales.

Je me suis demandé quand et pour qui la pauvreté en Afrique est progressivement devenue une réalité dotée de sens, associée à une certaine idée d’injustice.

L’émergence de cette idée est le fait de multiples mobilisations après la Seconde Guerre mondiale, notamment des mobilisations ouvrières qui critiquaient le traitement différencié des travailleurs blancs et des travailleurs noirs – ça a été étudié par Frederick Cooper1 – et celles d’organisations internationales qui critiquaient la colonisation.

À ce moment-là, différents acteurs ont commencé à s’interroger sur les conditions de vie des populations africaines, ce que les colonisateurs ne faisaient pas dans l’entre-deux-guerres : il y avait un hiatus entre l’idéologie coloniale qui prétendait améliorer les conditions de vie des populations colonisées et le fait que, en réalité, c’était un non-sujet.

C’est dans ce contexte que sont organisées les premières enquêtes visant à mesurer les niveaux de vie à l’aune de normes universelles.

Par exemple, des médecins vont dans des villages, observer les repas et peser les aliments entrant dans leur composition pour les traduire en rations caloriques.

  • →C’est totalement nouveau : jusque-là, il était inenvisageable de comparer les conditions de vie des populations africaines avec celles des populations européennes ; il y avait entre les unes et les autres une sorte de mur d’incomparabilité qui se posait dans des termes biologiques et raciaux.

Pour comparer, comme l’explique Alain Desrosières, il faut convenir de normes communes, c’est-à-dire ici supposer la possibilité d’un même horizon : en cela, la comparaison est un acte politique.

C’est le point de départ qui a donné mon premier livre, La Pauvreté au Sahel, dans lequel je montre comment cette idée, aujourd’hui commune, ne signifiait rien dans les années 1920 et a émergé progressivement en tant que telle après la Seconde Guerre mondiale, et plus massivement encore pendant les famines des années 1970.

Après ce premier travail, j’ai commencé à m’intéresser à la « vie chère ». On était en 2008, au moment de ce que la presse internationale a appelé les « émeutes de la faim ».

Comme j’avais travaillé sur la faim au Sahel, j’ai voulu comprendre ce qu’il se passait dans ces émeutes. Je voulais surtout me demander comment les mobilisations locales participaient à faire apparaître la faim comme un problème considéré comme tel par les acteurs institutionnels.

Ça part de l’idée, portée par la sociologie des problèmes publics, selon laquelle il ne suffit pas qu’un problème existe pour être considéré comme tel.

Il y a beaucoup de facteurs qui concourent à construire un problème, qui ne dépendent pas du problème lui-même mais d’autres choses, parmi lesquelles les mobilisations.

« Quand les gens ont faim, ils ne se révoltent pas »

Vincent Bonnecase, chercheur
Vincent Bonnecase, chercheur

Tangi Bihan : Comment avez-vous analysé ces mouvements populaires ?

Vincent Bonnecase :

Je suis d’abord retourné au Niger, où je logeais au centre d’Agrhymet, une institution en charge des questions de sécurité alimentaire dans l’ensemble du Sahel. Je me souviens y avoir croisé des Burkinabè.

On avait beaucoup parlé du Burkina Faso pendant les émeutes de 2008 : c’était le premier pays d’Afrique de l’Ouest où les émeutes avaient éclaté durant l’année.

Je demande donc à ces spécialistes burkinabè de la sécurité alimentaire de me parler des émeutes de la faim qui ont eu lieu dans leur pays un an plus tôt.

Mais personne ne comprenait de quoi je voulais parler. Ils m’ont répondu : « Mais quand les gens ont faim, ils ne se révoltent pas… »

Le lendemain, ils reviennent me voir en me disant : « Vincent, en fait, tu voulais parler du mouvement social de l’année dernière, celui des jeunes commerçants contre la vie chère, contre le gouvernement qui a augmenté les impôts. »

Et finalement, ce que moi je regardais avec un espèce d’exotisme misérabiliste, eux le replaçaient dans une forme de banalité des mouvements sociaux, en le nommant complètement différemment.

C’est comme ça que j’en suis finalement venu à travailler sur la vie chère, et à m’intéresser aux relations de pouvoir qui se nouent autour de la fabrique des prix.

Parce que c’était ça la vraie catégorie qui parlait aux premiers concernés.

J’ai d’abord voulu retracer les différentes mobilisations de 2008 face à la vie chère à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, en m’efforçant de les décrire précisément.

Ce travail de description permet de voir que les révoltes partent parfois d’acteurs assez inattendus, comme ces petits commerçants qui ont joué un rôle important dans la colère face à la vie chère au Burkina Faso.

Il permet aussi de comprendre leur contingence : il y a beaucoup d’aléas dans le fait que la révolte éclate ou pas. Je me suis ensuite interrogé sur une colère plus ordinaire face à la vie chère.

Sur un marché de Ouagadouou (Burkina Faso), en 2009

La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique 2
La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique 2

Ce qu’on appelle « la colère », c’est le plus souvent de l’action collective, quand des gens manifestent, bloquent, cassent.

Alors qu’il y a des tas de gens en colère qui ne se révoltent pas. Si on n’interroge pas la colère en dehors des mobilisations, il est difficile de comprendre ce qu’il se passe quand elles éclatent.

J’en suis donc venu à faire des entretiens avec des personnes dans les quartiers populaires où j’habitais, pour comprendre les sentiments ordinaires d’injustice face à l’augmentation des prix, et comment la vie chère s’incarnait pour les uns et les autres.

Je me suis alors aperçu que le sentiment d’injustice par rapport à la vie chère était connecté à une mémoire très forte de ce qu’étaient les politiques du passé, et c’est aussi quelque chose que j’ai interrogé.

C’est toute cette démarche qui a donné mon deuxième ouvrage sur Les Prix de la colère au Burkina Faso.

Enfin, j’ai voulu élargir ces questions à d’autres pays, dans un format plus grand public.

J’ai essayé d’éprouver mes hypothèses dans un plus vaste ensemble en comparant ce qui se passe dans d’autres pays africains face à la vie chère, et aussi ce qui s’était passé en France avec les « gilets jaunes ».

Je me suis inspiré d’anthropologues pour qui regarder les réalités africaines aide à comprendre l’évolution plus globale du monde, à l’ère néolibérale.

Pour cela, j’ai surtout lu ce qui avait été écrit sur les révoltes face à la vie chère et sur les représentations populaires des prix, souvent indirectement, comme il y a très peu d’ouvrages qui portent directement sur ces questions aux XXe et XXIe siècles. Et ça a donné ce troisième ouvrage, La Vie chère.

« Les révoltes sont aussi portées par des sentiments d’injustice »

Vincent Bonnecase, La Vie chère. De l’Afrique à l’Europe - quand la colère passe par les prix, Flammarion, 2023, 22 euros
Vincent Bonnecase, La Vie chère. De l’Afrique à l’Europe – quand la colère passe par les prix, Flammarion, 2023, 22 euros

Tangi Bihan : Dans votre livre, vous reposez une vieille question déjà soulevée par Karl Marx ou par l’historien britannique Edward Thompson : qu’est-ce qui fait que les gens se révoltent ? Les marxistes y avaient apporté une réponse « objectiviste », insistant sur les conditions matérielles d’existence, tandis que Thompson a forgé le concept d’« économie morale ». Qu’entend-on par-là ?

Vincent Bonnecase :

Dans les années 1970, il y avait beaucoup de marxistes orthodoxes, matérialistes, althussériens, pour qui la question de la morale était presque un gros mot.

Comme si les valeurs morales ne pouvaient découler que de la réalité économique. Contre ça, Thompson, qui était aussi marxiste mais de manière différente, dit qu’il n’y a pas de logique mécanique à la révolte, qu’elle ne se déclenche pas automatiquement, une fois passé un certain niveau de souffrance.

Les révoltes sont aussi portées par des sentiments d’injustice. Et Thompson explique que ces sentiments d’injustice du présent peuvent être nourris par la mémoire, souvent recomposée, des principes de justice portés par des pouvoirs du passé.

Il rappelle ainsi que, lors des émeutes en Angleterre au XVIIIe siècle, au moment de la mise en place d’une économie politique libérale, les gens reproduisaient souvent les mesures des siècles passés dans leurs révoltes, notamment celles qui avaient été mises en place sous les Tudor à partir de la fin du XVe siècle.

Ils pouvaient par exemple emmener des boulangers ou des meuniers sur la place publique et leur imposer les prix.

Cette notion d’économie morale permet de faire le lien entre, d’un côté, les politiques du passé perçues comme justes et, de l’autre, des pratiques actuelles qui peuvent susciter un sentiment d’injustice et mener à des révoltes.

Tangi Bihan : Vous expliquez qu’au Sahel, les populations ne croient pas au marché « libre ». Elles estiment qu’il existe une sorte de complexe réunissant l’État et les grand commerçants qui fixe les prix des produits – de manière plus ou moins juste.

Vincent Bonnecase :

Dans mes premiers entretiens, je demandais souvent aux personnes que j’interrogeais, une fois que cette question de la vie chère avait émergée : « Est-ce que pour vous il y a une responsabilité à cette vie chère et, dans ce cas-là, à qui l’attribuez-vous ? Aux grands commerçants, à l’État ? »

Et très souvent, les gens se moquaient de moi en disant : « Mais c’est la même chose, les grands commerçants, l’État. Pourquoi vous dissociez les deux ? »

Ça a recoupé une expression que j’entendais souvent au Burkina Faso : les gens ne disent pas « les prix augmentent », comme on le dit en Europe, mais « les prix sont augmentés ».

Vu de là-bas, il y avait quelque chose de presque amusant, qui ressemblait à une croyance à la magie, quand on croit que le marché est animé par des forces invisibles telles que l’offre et la demande. Comme si on ne voyait pas que c’étaient des vraies personnes qui augmentaient les prix.

Cette « incroyance au marché », je l’ai expliquée sous deux angles différents. Le premier, c’est l’histoire, et le fait que les prix ont, par le passé, été un mode d’action privilégié des autorités pour agir sur le social.

Les gouvernements africains avaient peu de moyens financiers, que ce soit sous la colonisation6 ou après les indépendances.

Alors qu’une partie importante des mobilisations sociales portait sur les salaires à partir des années 1930, les autorités ont essayé d’y faire face en agissant sur les prix.

Soit elles les réglementaient par la législation, soit elles essayaient de s’arranger avec les grands commerçants pour qu’ils diminuent leurs marges bénéficiaires.

Cela, on le retrouve aussi après les indépendances, alors que les mouvements sociaux restaient en partie structurés par les revendications salariales.

Face à cela, les gouvernements ont développé une politique des prix avec de nouveaux outils tels que les subventions publiques, les offices céréaliers ou les magasins d’État.

Cette histoire et sa mémoire expliquent que, dans de nombreux pays, les augmentations des prix sont attribuées à une déficience politique bien plus qu’à un dysfonctionnement du marché.

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« [Pour beaucoup], le capitalisme n’est pas une abstraction »

Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique 2
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Le second angle est lié à la consommation et à la distribution. Quand on regarde ce que consomment des familles de quartiers populaires à Ouagadougou – quoi qu’en disent les nouveaux discours sur l’émergence et le développement des classes moyennes –, la consommation quotidienne se base sur un très faible nombre de produits comme le riz, le ciment, le sucre, l’essence ou la téléphonie.

De telle sorte que, le soir, n’importe quelle personne de plus de 15 ans saura définir exactement ce qu’elle a consommé depuis le réveil.

Et comme, pour ces différents biens, la distribution est maîtrisée par des monopoles ou des oligopoles de fait, chaque personne connaît le nom des principaux distributeurs des biens qu’elle consomme, et en particulier des principaux importateurs, comme l’économie est très extravertie.

Les populations attribuent une grande responsabilité à ces quelques grands commerçants dans leur subsistance quotidienne.

Pour elles, le capitalisme a des visages très concrets, ce n’est pas une abstraction. Et cette situation recèle un grand potentiel de colère et de révolte face à la vie chère.

Tangi Bihan : Vous montrez également l’importance de certains produits dans la révolte. Le ciment, par exemple, n’est pas à proprement parler un produit de première nécessité, mais si on n’y a pas accès, on ne peut pas fonder un foyer et donc progresser dans la hiérarchie sociale, ce qui génère de la frustration.

Vincent Bonnecase :

Cela reste quand même un bien essentiel : on ne peut pas réparer sa maison après la saison des pluies si on n’a pas de ciment, de même que les problèmes alimentaires sont plus importants si le prix du riz augmente.

Mais les personnes qui portent la révolte sont rarement celles qui ont perdu la maison ou qui sont victimes de malnutrition – ce qui n’enlève rien, d’ailleurs, à la légitimité de leur révolte.

Au-delà des besoins basiques, il y a aussi la manière dont l’accès à tel ou tel bien confère une valeur dans l’espace social dans lequel on vit. C’est le cas du ciment pour les jeunes qui ressentent le besoin de s’affranchir de leurs parents pour créer leur propre foyer.

Dans la ville de Lagos (Nigeria), en 2019

Dans la ville de Lagos (Nigeria), en 2019.
Dans la ville de Lagos (Nigeria), en 2019.

Autre exemple, à chaque ramadan, le sucre est approprié par tout le monde : les pouvoirs publics essaient de rassurer les populations sur le fait que le prix du sucre n’augmentera pas trop, les populations s’en inquiètent et contestent la véracité des prix donnés par le gouvernement, des organisations politiques s’en mêlent…

ce qui fait que les chiffres des prix, comme le montre très bien Boris Samuel, deviennent le support de positions antagoniques, entre les positions savantes, les discours officiels et les paroles populaires.

Ce qui se joue dans tout cela, finalement, ce n’est pas seulement la question des besoins vitaux, mais aussi un rapport au politique, ainsi que la question de la dignité, du statut conféré par l’accès à tel ou tel bien dans un espace social.

« [On a] survalorisé des facteurs exogènes de la démocratisation »

Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique bis
Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique bis

Tangi Bihan : Vous revenez aussi dans votre livre sur les premiers programmes d’ajustement structurel mis en place par les régimes autoritaires dans les années 1980, et la manière dont cela a attisé des luttes démocratiques.

Vincent Bonnecase :

On associe parfois libéralisme économique et libéralisme politique. Ce sont des choses qui sont pourtant différentes et qui, historiquement, n’ont pas émergé en même temps.

Si on revient sur les cinquante dernières années, les premiers programmes d’ajustement structurel d’inspiration néolibérale ont été mis en œuvre par des régimes militaires : le cas le plus visible est celui du Chili de Pinochet, même si on ne parlait pas encore d’« ajustement ».

Dans ce contexte de contestation sociale et de dictature sanglante, on voit que non seulement le libéralisme économique n’avait rien à voir avec le libéralisme politique, mais que, au contraire, le programme économique libéral a bénéficié d’un pouvoir extrêmement répressif : c’est comme ça que le néolibéralisme a pu être imposé dans ce pays, alors que les syndicats y étaient très forts.

Situations Alarmantes au Nigeria et au Sénégal
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Dans la plupart des pays africains, les programmes d’ajustement structurel ont aussi été mis en œuvre par des régimes militaires à partir de la fin des années 1970. Dans ce contexte-là, des contestations très fortes se développent.

Elles peuvent provenir d’étudiants qui n’acceptent pas de voir leurs bourses ou leurs débouchés dans la fonction publique se réduire, d’ouvriers qui protestent contre les licenciements et, parfois, de paysans qui subissent le démantèlement des caisses de stabilisation des prix agricoles.

Et comme, dans ce contexte autoritaire, il y a beaucoup de répression, beaucoup de morts, la contestation de ces mesures économiques mène rapidement à une contestation de l’ordre politique. Beaucoup de ces régimes militaires ont fini par tomber au début des années 1990.

Je trouve qu’on est passé à côté de cet événement. Je dirais même que ça a été très peu perçu comme un événement, y compris dans le champ universitaire, où, à part les travaux de Richard Banégas ou de Fabien Eboussi Boulaga, il n’y a par exemple pas eu beaucoup d’enquêtes sur les mobilisations en Afrique francophone.

Moi-même, j’avais 20 ans au début des années 1990, et j’ai beaucoup plus suivi ce qu’il se passait en Europe de l’Est ou en Amérique latine que ce qu’il s’est passé en Afrique.

Alors que c’était quand même un événement extraordinaire, qui a des ressemblances avec ce qu’on a appelé les « printemps arabes » vingt ans plus tard.

Ce manque de considération pour ce qui s’est passé sur le continent a amené à survaloriser des facteurs exogènes de la démocratisation, tels que le discours de La Baule de François Mitterrand, en juin 1990, qui a subordonné l’octroi de l’aide publique à des mesures de démocratisation, ou la chute du mur de Berlin, en novembre 1989, comme s’il y avait eu un effet de mimétisme en Afrique.

Alors que, pour prendre le cas du Niger, la contestation était déjà installée avant le discours de La Baule, et, surtout, personne n’en a parlé dans la rue ni même dans la presse.

C’est étrange de penser que la démocratie serait arrivée au Niger parce que Mitterrand aurait dit quelque chose à La Baule.

« La rationalité économique [a primé sur] la rationalité démocratique »

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Tangi Bihan : Ces programmes d’ajustement structurel ont également décrédibilisé et fragilisé les démocraties naissantes…

Vincent Bonnecase :

Ce qui est tragique, c’est que les nouveaux régimes démocratiques ont été contraints par les institutions financières internationales de mettre en place les mêmes mesures économiques que prenaient leurs prédécesseurs, et donc de tourner le dos à ce à quoi ils devaient leur arrivée au pouvoir.

L’ajustement structurel les a privés d’outils de gouvernement sur lesquels ces régimes auraient pu s’appuyer, comme le contrôle des prix, la réglementation des circuits commerciaux ou l’octroi de postes dans la fonction publique – qui comptait beaucoup pour l’adhésion des populations, au-delà des seuls fonctionnaires, à un régime.

Et surtout, des mesures socialement très violentes, comme la dévaluation du franc CFA [en janvier 1994, NDLR], ont été imposées au lendemain même des premières élections pluralistes depuis l’indépendance.

C’est-à-dire qu’au moment où les populations pouvaient décider par le vote de choix politiques, beaucoup de choses étaient évacuées du politique et de l’espace décisionnel commun.

C’est ça le grand paradoxe de la démocratisation des années 1990, qui fait qu’elle est restée pour beaucoup un mauvais souvenir.

La vie chère en Afrique de l’Ouest, une affaire politique ok
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Si on continue de suivre ce qu’il se passe au Niger, où j’ai particulièrement travaillé sur ces questions-là9, on voit que, après l’instauration d’institutions démocratiques, il y a eu de la contestation sociale, et que très vite l’armée en a profité pour essayer de reprendre le dessus.

Au moment des premières tentatives de coup d’État, dès 1992, des gens sortaient pour manifester et défendre la démocratie à Niamey.

Il y avait alors une effervescence politique qui se voyait à tous les niveaux : des groupes se formaient dans la rue pour parler de politique – des choses qui n’existaient pas sous les régimes militaires.

Donc il y a eu une ouverture politique très forte et très belle, à ce moment-là, mais qui, rapidement, a été brisée.

On peut bien sûr interroger la responsabilité des différents partis qui se mettent en place à l’époque dans l’échec de cette démocratisation.

Mais cela ne doit pas, pour moi, occulter quelque chose d’essentiel : le fait que la « rationalité économique » des institutions financières internationales soit passée avant la rationalité démocratique des populations. Cela a immédiatement affaibli les nouveaux régimes.

Tangi Bihan : Les mêmes logiques des années 1990 seraient donc à l’œuvre aujourd’hui, avec la série de coups d’État que l’Afrique de l’Ouest connaît ?

Vincent Bonnecase :

Je dirais plutôt que ces politiques économiques ont concouru à la recomposition d’une mémoire positive des régimes autoritaires, jusqu’à aujourd’hui.

Il y a eu beaucoup de coups d’État en Afrique de l’Ouest ces dernières années. Vu de loin, il est très difficile de comprendre l’appui populaire apparent dont semblent bénéficier les putschistes.

Je dis « apparent » parce que, en situation de difficulté, tout changement peut être doté d’une valeur positive : on se dit que ça ne peut pas être pire, on espère qu’il se passera quelque chose.

Malgré tout, c’est étonnant de voir que, par exemple, au Burkina Faso, des personnes qui étaient massivement sorties dans la rue il y a dix ans et avaient risqué leur vie pour s’opposer aux militaires, face à Blaise Compaoré, en octobre 2014, ou face à Gilbert Diendéré, en septembre 2015, puissent aujourd’hui avoir l’air de les soutenir10.

Pour comprendre cela, les interprétations culturalistes ou évolutionnistes ne mènent nulle part – quand on estime par exemple que la démocratie serait davantage ancrée dans une tradition occidentale, ou qu’elle demanderait de passer par des étapes successives ainsi que ça a été le cas en Europe.

Il faut au contraire investir l’histoire locale, tout à la fois politique, sociale et économique, et essayer de comprendre ce qu’il s’est passé depuis la démocratisation des années 1990.

On ne peut pas comprendre les coups d’État actuels en Afrique de l’Ouest si on ne revient pas sur cette histoire.

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Interprétation des Écrits Divins : Signification des Mots ‘MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN’ dans Daniel 5:25

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Signification des Écrits Divins dans Daniel 5:25 : ‘MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN‘. Dans le livre de Daniel, chapitre 5, nous trouvons un récit captivant et mystique qui met en scène le roi babylonien Belshazzar. Lors d’un grand festin, une mystérieuse inscription apparaît sur le mur, comportant les mots araméens « MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN ». Ces termes énigmatiques, inscrits par une main surnaturelle, suscitent à la fois la crainte et la curiosité. Leur interprétation devient un moment clé du récit, révélant un jugement divin sur le royaume de Belshazzar.

Signification des Écrits Divins dans Daniel 5:25 : ‘MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN’

Signification des Écrits Divins dans Daniel 5:25 : 'MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN' / Signification des Mots 'MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN' dans Daniel 5-25
Signification des Écrits Divins dans Daniel 5:25 : ‘MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN’ / Signification des Mots ‘MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN’ dans Daniel 5-25

Dans Daniel 5:25, les mots clés écrits sur le mur pendant le festin du roi Belshazzar sont : « MENE, MENE, TEKEL, UPHARSIN« .

L’analyse des mots « MENE », « TEKEL » et « UPHARSIN » permet de comprendre la portée de ce message prophétique.

Chacun de ces termes a une signification précise qui annonce le jugement et la chute imminente du règne babylonien.

Cette étude explore la signification profonde de ces mots, ainsi que leur implication dans le contexte historique et théologique de l’époque.

Sainte Bible Chrétienne
Sainte Bible Chrétienne

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En déchiffrant ce message divin, nous découvrons comment il a marqué un tournant décisif dans l’histoire de l’empire babylonien et comment il continue d’inspirer des réflexions sur la justice divine et le destin des royaumes terrestres.

Ces mots sont des termes araméens, et leur signification est la suivante :

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  • 1. MENE : Ce terme signifie « compté ». Il indique que le royaume de Belshazzar a été compté et jugé.
  • 2. TEKEL*: Ce mot signifie « pesé« . Il suggère que le roi a été pesé dans la balance et a été trouvé insuffisant ou manquant.
  • 3. UPHARSIN : Ce terme est une combinaison de deux mots : U (et) et PHARSIN (le pluriel de « PARSIN« , qui signifie « divisé« ). Il signifie donc « divisé ». Il indique que le royaume sera divisé et donné aux Mèdes et aux Perses.

L’interprétation de ces mots est que le règne de Belshazzar a été jugé insuffisant et qu’il sera remplacé par un autre royaume.

Cette prophétie se réalise peu après, lorsque l’empire babylonien est conquis par les Mèdes et les Perses.

De Daniel 5:25 à la vie actuelle…

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Pour relier les mots clés de Daniel 5:25 à la vie actuelle, voici quelques points à considérer :

  • 1. Gestion des Ressources et Responsabilités : Comme « MENE » signifie « compté », cela peut rappeler l’importance de la gestion efficace des ressources et des responsabilités.

Dans la vie moderne, être conscient de la manière dont nous utilisons nos ressources, que ce soit dans un contexte professionnel ou personnel, est crucial pour éviter les conséquences négatives d’une mauvaise gestion.

  • 2. Évaluation Personnelle : « TEKEL » signifie « pesé », ce qui peut être vu comme un appel à l’auto-évaluation et à la réflexion sur nos actions et nos choix.

Dans la vie actuelle, prendre le temps d’évaluer nos actions et leur impact peut nous aider à faire des ajustements nécessaires pour améliorer notre vie et nos relations.

  • 3. Changements et Transformations : « UPHARSIN » indique la division et le changement. Dans le contexte moderne, cela peut symboliser les périodes de transformation et de réorganisation dans nos vies ou dans les organisations.

Reconnaître ces moments et s’adapter de manière proactive peut aider à surmonter les défis et à tirer parti des opportunités.

  • 4. Conséquences de la Négligence : Le jugement divin sur Belshazzar pour sa négligence peut servir de leçon sur les conséquences de l’ignorance ou de la mauvaise gestion dans nos vies.

Cela nous encourage à être vigilants et responsables dans nos actions.

  • 5. Prophéties et Avertissements : Tout comme le message sur le mur servait d’avertissement dans le contexte biblique, les signes ou les avertissements dans nos vies modernes doivent être pris au sérieux.

Cela peut inclure des alertes financières, des signes de problèmes relationnels ou des indicateurs de changements nécessaires dans notre carrière.

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Ces concepts peuvent être appliqués à différents aspects de la vie moderne, offrant des leçons sur la gestion, l’évaluation et l’adaptation.

→Contribution
Document rédigé avec la contribution de M. Jean Bandiaky,
→Journaliste – Consultant,
→Enseignant Associé et Tuteur à l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK, Ex UVS),
→Entrepreneur du Numérique Africain.

Le Tonnerre de la Dissolution de l’Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise

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amadou-Mame-Diop-pdt-Assemblee-nationale

Le Tonnerre de la Dissolution de l’Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise. Le ciel politique du Sénégal s’assombrit de plus en plus depuis l’élection de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, porté à la tête de la République avec plus de 54 % des suffrages.

Tonnerre de la Dissolution de l’Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise

Tonnerre de la Dissolution de l'Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise 1
Tonnerre de la Dissolution de l’Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise 1

Le changement de régime, où l’opposition d’alors, incarnée par PASTEF et certains membres de la coalition Yewwi Askan Wi, a pris le pouvoir, fait écho à une nouvelle réalité pour les anciens tenants de l’exécutif évincé, notamment l’APR et Benno Bokk Yakaar.

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Avec leur majorité relative à l’Assemblée Nationale, ces derniers se retrouvent dans une position délicate, oscillant entre leur nouveau rôle d’opposants et l’incertitude qui plane sur la survie de la 14ème législature.

Un Ciel de Plus en Plus Sombre pour les Députés

PM Ousmane Sonko
PM Ousmane Sonko

Depuis l’élection de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’atmosphère politique au Sénégal est devenue électrique.

Les députés de la 14ème législature, autrefois sûrs de leur pouvoir, voient désormais leur position vaciller.

Le changement de régime ne s’accompagne pas seulement d’un changement de leadership, mais aussi d’une révision complète des alliances politiques et des rapports de force au sein du pays.

Les députés, qui se voyaient autrefois en position de force, sont désormais confrontés à un avenir incertain où la dissolution de l’Assemblée Nationale semble plus proche que jamais.

Une Déclaration de Politique Générale Hypothéquée

Orage Politique Sans Précédent à l'Assemblée Nationale du Sénégal 2

La situation est d’autant plus complexe que la déclaration de politique générale du Premier Ministre Ousmane Sonko est hypothéquée.

Avec une opposition majoritaire relative à l’Assemblée, l’exécutif nouvellement formé est sous pression constante. Les alliances politiques traditionnelles sont remises en question, et chaque décision du gouvernement est scrutée à la loupe.

La motion de censure, telle une épée de Damoclès, menace de faire tomber le gouvernement à tout moment. Cette instabilité politique rend difficile toute avancée législative significative, et le spectre de la dissolution de l’Assemblée Nationale devient une réalité de plus en plus palpable.

Une Épée de Damoclès sur le Gouvernement Sonko

La Crise de la 14ème Législature Dissolution Imminente
La Crise de la 14ème Législature Dissolution Imminente

La menace d’une motion de censure plane comme une épée de Damoclès sur le gouvernement d’Ousmane Sonko.

Cette situation crée un climat d’incertitude où ni le pouvoir ni l’opposition ne semblent avoir une prise ferme sur l’avenir politique du Sénégal.

Tonnerre de la Dissolution de l'Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise 1
Tonnerre de la Dissolution de l’Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise 1

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L’Assemblée Nationale, autrefois perçue comme le bastion de la légitimité démocratique, est maintenant vue comme un champ de bataille où chaque camp tente de consolider son pouvoir face à l’autre.

Face à cet imbroglio politique, la dissolution de l’Assemblée apparaît non seulement comme une possibilité, mais peut-être comme une nécessité pour sortir de cette impasse.

L’Assemblée Nationale du Sénégal en Péril ou Vers une Dissolution Inévitable ?

Tonnerre de la Dissolution de l'Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise 2
Tonnerre de la Dissolution de l’Assemblée Nationale Gronde sur le Ciel des Députés de la 14ème Législature Sénégalaise 2

Le tonnerre de la dissolution de l’Assemblée Nationale gronde sur le ciel des députés de la 14ème législature sénégalaise.

Dans ce contexte où le changement de régime a bouleversé les équilibres politiques, la question qui se pose est de savoir comment les acteurs politiques sénégalais vont naviguer dans ces eaux troubles.

À quels saints se vouer face à cet imbroglio politique ? Le Sénégal, autrefois cité en exemple pour sa stabilité démocratique, se trouve à un tournant critique de son histoire politique.

→Contribution
Document rédigé avec la contribution de M. Jean Bandiaky,
→Journaliste – Consultant,
→Enseignant Associé et Tuteur à l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK, Ex UVS),
→Entrepreneur du Numérique Africain.

Baisse des Loyers au Sénégal : La Lancinante Équation à Triple (03) Inconnues

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Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal
Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal

La Lancinante Équation à Triple (03) Inconnues de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal. La question de la baisse des prix des loyers au Sénégal demeure une équation complexe à résoudre. Face à une situation où les bailleurs font souvent bloc, ce sont les locataires qui en paient les frais, confrontés à une absence de mesures d’accompagnement efficaces. Jusqu’à quand les bailleurs pourront-ils dicter leurs lois et imposer leur propre version de la loi du talion aux locataires ?

Lancinante Équation à Triple Inconnues de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal

La Crise de la 14ème Législature Dissolution Imminente 1
La Crise de la 14ème Législature Dissolution Imminente 1

Le gouvernement a bien pris certaines initiatives pour réguler les coûts, mais la réalité sur le terrain révèle une résistance farouche des propriétaires, laissant les locataires dans une impasse.

La baisse des prix des loyers au Sénégal est une problématique complexe, impliquant de multiples acteurs avec des intérêts souvent divergents.

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Tant que les bailleurs continueront à dicter leurs lois sans réelle opposition, les locataires resteront les principales victimes de cette situation.

Il est crucial que le gouvernement renforce ses mesures d’accompagnement et impose des sanctions dissuasives pour garantir le respect des droits des locataires.

Seule une approche concertée et résolue pourra aboutir à une véritable régulation des loyers et à un soulagement des ménages sénégalais.

La Résistance des Bailleurs : Un Bloc Inflexible

Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal
Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal

Depuis l’annonce par le gouvernement sénégalais de la baisse des prix des loyers, de nombreux locataires ont espéré une réduction significative de leur fardeau financier.

Cependant, cette attente s’est souvent heurtée à un mur, celui des bailleurs qui, pour la plupart, refusent de se conformer aux nouvelles directives.

Cette résistance s’explique par un marché immobilier largement non réglementé, où les propriétaires dictent encore les règles du jeu, souvent au détriment des locataires.

L’Absence de Mesures d’Accompagnement Efficaces

Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 3
Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 3

Bien que des mesures aient été prises par le gouvernement pour encadrer la baisse des loyers, leur mise en œuvre sur le terrain reste problématique.

Les locataires se retrouvent souvent démunis, sans recours face à des bailleurs récalcitrants.

Les mécanismes de contrôle et de sanction ne sont pas toujours appliqués, et les locataires doivent parfois choisir entre accepter les conditions imposées ou risquer de perdre leur logement.

Cette situation souligne l’urgence d’une véritable réforme, accompagnée de mesures coercitives claires et d’un suivi rigoureux.

Une Demande Croissante de Réformes

Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal
Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal

La baisse des prix des loyers est devenue une préoccupation majeure pour les Sénégalais.

Alors que le gouvernement a réussi à réduire les prix de certaines denrées de base, la question des loyers reste en suspens.

Les citoyens réclament non seulement une réduction des loyers, mais aussi des mesures pour garantir que ces réductions soient effectivement appliquées.

Le défi consiste à trouver un équilibre entre les droits des propriétaires et ceux des locataires, tout en assurant un marché locatif juste et accessible pour tous.

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→Contribution
Document rédigé avec la contribution de M. Jean Bandiaky,
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Réclamations des Citoyens pour la Baisse du Prix du Loyer au Sénégal

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Prolifération des Agences Immobilières au Sénégal 2

Réclamations des Citoyens pour la Baisse du Prix du Loyer au Sénégal. Les citoyens sénégalais réclament la baisse des prix des loyers en raison de plusieurs facteurs socio-économiques qui rendent la vie quotidienne de plus en plus difficile. Voici un aperçu des raisons derrière ces revendications et les dynamiques en jeu :

Réclamations des Citoyens pour la Baisse du Prix du Loyer au Sénégal

Prolifération des Agences Immobilières au Sénégal 1
Prolifération des Agences Immobilières au Sénégal 1

Les revendications des citoyens sénégalais pour la baisse des prix des loyers sont motivées par des défis économiques et sociaux profonds.

La régulation des loyers, la construction de logements sociaux, et les aides au logement sont des mesures cruciales pour améliorer la situation.

Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 3
Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 3

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La réponse des autorités doit être rapide et efficace pour atténuer les difficultés liées à la hausse des loyers et garantir un logement décent pour tous.

Facteurs Contribuant à la Hausse des Loyers

Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 2
Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 2

Urbanisation et Demande de Logement :

La rapide urbanisation, particulièrement dans des villes comme Dakar, a entraîné une demande accrue de logements.

Cette forte demande pousse les prix des loyers à la hausse, rendant les logements abordables rares.

Spéculation Immobilière :

Réclamations des Citoyens pour la Baisse du Prix du Loyer au Sénégal
Réclamations des Citoyens pour la Baisse du Prix du Loyer au Sénégal

Les pratiques spéculatives dans le secteur immobilier contribuent également à l’augmentation des prix des loyers.

Les investisseurs achètent des biens immobiliers pour les revendre ou les louer à des prix élevés, augmentant ainsi le coût moyen des loyers.

Manque de Régulation :

L’absence de régulation stricte des loyers permet aux propriétaires d’augmenter les prix de manière significative sans contrôle.

Le manque de politiques gouvernementales efficaces pour réguler les prix des loyers exacerbe cette situation.

Inflation :

L’inflation générale affecte également les loyers. L’augmentation des coûts de construction et de maintenance des bâtiments est souvent répercutée sur les locataires.

Conséquences pour les Citoyens

Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 1
Plaintes Sans Suite des Locataires contre leurs Bailleurs au Sénégal 1

Érosion du Pouvoir d’Achat :

La hausse des loyers érode le pouvoir d’achat des ménages, surtout pour les familles à revenu moyen ou faible.

Une part importante de leurs revenus est consacrée au logement, laissant moins de ressources pour d’autres besoins essentiels comme la nourriture, la santé et l’éducation.

Inégalité et Exclusion Sociale :

Les prix élevés des loyers créent des inégalités et peuvent entraîner l’exclusion sociale de certaines populations.

Les familles à faibles revenus sont souvent contraintes de vivre dans des logements précaires ou dans des zones éloignées et mal desservies.

Développement des Bidonvilles :

L’incapacité de nombreux citoyens à payer des loyers élevés contribue à l’expansion des bidonvilles.

Les conditions de vie dans ces zones sont souvent déplorables, avec un accès limité aux services de base comme l’eau potable, l’électricité et les infrastructures sanitaires.

Revendications des Citoyens

Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal
Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal

Réduction et Régulation des Loyers :

Les citoyens demandent une réduction des loyers et l’introduction de mesures de régulation pour contrôler et limiter les augmentations excessives des prix des loyers.

Construction de Logements Sociaux :

Il y a une forte demande pour la construction de logements sociaux abordables destinés aux ménages à faible revenu.

Le gouvernement est pressé de mettre en place des programmes de construction de logements sociaux pour répondre à cette demande.

Subventions et Aides au Logement :

Les citoyens réclament des subventions et des aides financières pour les familles à faible revenu afin de les aider à payer leurs loyers et à accéder à des logements décents.

Réforme des Politiques de Logement :

Les manifestants exigent des réformes des politiques de logement pour inclure des mesures de protection des locataires, des incitations pour les promoteurs à construire des logements abordables, et une meilleure planification urbaine pour répondre à la demande croissante de logements.

Réponses des Autorités

Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal 1
Lancinante Équation à Triple Inconnue de la Baisse des Prix des Loyers au Sénégal 1

Promesses de Réformes :

En réponse aux protestations, le gouvernement a souvent promis de mettre en place des réformes pour réguler les loyers et promouvoir la construction de logements sociaux.

Cependant, la mise en œuvre de ces promesses reste souvent lente et insuffisante.

Initiatives de Construction de Logements :

Des initiatives pour la construction de logements sociaux ont été lancées, mais leur portée et leur efficacité sont parfois limitées par des problèmes de financement, de gestion et de corruption.

Dialogue avec les Parties Prenantes :

Les autorités ont tenté d’engager un dialogue avec les propriétaires, les promoteurs immobiliers et les associations de locataires pour trouver des solutions consensuelles aux problèmes de logement.

Manifestations au Nigeria : Contexte et Revendications

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manifestations contre la vie chère en afrique - analyse des interactions Dynamiques Locales et Internationales
manifestations contre la vie chère en afrique - analyse des interactions Dynamiques Locales et Internationales

Quel Contexte et Revendications des Manifestations au Nigeria ? Les récentes protestations au Nigeria sont motivées par une série de facteurs économiques et sociaux. Les manifestants demandent des réformes rapides et des actions concrètes de la part des autorités pour faire face aux difficultés croissantes liées au coût de la vie. Voici un aperçu des principaux éléments en jeu :

Manifestations au Nigeria : Contexte et Revendications

Situations Alarmantes au Nigeria et au Sénégal
Situations Alarmantes au Nigeria et au Sénégal

Les manifestations au Nigeria sont le reflet d’un profond mécontentement face aux difficultés économiques et à la mauvaise gestion des ressources publiques.

Les revendications des manifestants sont claires : des réformes économiques urgentes, une lutte efficace contre la corruption, la création d’emplois, et la réduction de la pauvreté.

Situations Alarmantes au Nigeria et au Sénégal 1
Situations Alarmantes au Nigeria et au Sénégal 1

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La réponse des autorités, souvent marquée par la répression, n’a pas encore réussi à apaiser les tensions, et le besoin de changements substantiels est plus pressant que jamais.

Contexte Économique

Prostitution et Réseaux Sociaux au Sénégal
Prostitution et Réseaux Sociaux au Sénégal

Inflation et Coût de la Vie :

  • →L’inflation galopante au Nigeria a considérablement augmenté le coût des biens et services essentiels.

Les denrées alimentaires, le carburant, et les produits de première nécessité sont devenus inaccessibles pour une grande partie de la population.

  • →La dévaluation de la monnaie nationale, le naira, a réduit le pouvoir d’achat des Nigérians, exacerbant encore plus la situation.

Chômage et Pauvreté :

  • →Le taux de chômage élevé, en particulier parmi les jeunes, est un problème majeur.

Beaucoup de Nigérians peinent à trouver des emplois stables et bien rémunérés.

  • →La pauvreté est répandue, avec une grande partie de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, ce qui amplifie le mécontentement populaire.

Corruption et Mauvaise Gestion :

  • →La corruption endémique et la mauvaise gestion des ressources publiques sont des problèmes persistants au Nigeria.

Les fonds destinés aux services publics et aux infrastructures sont souvent détournés, aggravant les conditions de vie des citoyens.

Revendications des Manifestants

Manifestations au Nigeria Contexte et Revendications 4
Manifestations au Nigeria Contexte et Revendications 4

Réformes Économiques :

  • →Les manifestants demandent des réformes économiques urgentes pour stabiliser l’inflation et rendre les biens de première nécessité plus abordables.
  • →Ils réclament également des mesures pour renforcer la monnaie nationale et améliorer la stabilité économique.

Lutte Contre la Corruption :

  • →La transparence et la reddition de comptes dans la gestion des ressources publiques sont au cÅ“ur des revendications.

Les manifestants exigent des actions concrètes pour lutter contre la corruption au sein du gouvernement et des institutions.

Création d’Emplois :

Les protestataires demandent des politiques et des programmes visant à créer des emplois, en particulier pour les jeunes, afin de réduire le taux de chômage et améliorer les perspectives économiques.

Réduction de la Pauvreté :

Des mesures pour réduire la pauvreté, telles que des programmes de soutien social et des investissements dans les services publics comme l’éducation et la santé, sont également réclamées.

Réactions et Réponses des Autorités

Manifestations au Nigeria Contexte et Revendications 3
Manifestations au Nigeria Contexte et Revendications 3

Répression et Violences :

Les manifestations ont souvent été marquées par des répressions violentes de la part des forces de sécurité.

Amnesty International a rapporté des cas de brutalités policières et des décès parmi les manifestants.

Engagements du Gouvernement :

En réponse aux protestations, le gouvernement a promis de mettre en œuvre certaines réformes économiques et de prendre des mesures pour améliorer la situation.

Cependant, la confiance des manifestants dans ces promesses reste faible, en raison de précédents engagements non tenus.

Dialogue et Négociations :

Des appels au dialogue entre les autorités et les leaders des manifestants ont été lancés, mais les résultats de ces discussions restent incertains.

Les manifestants exigent des actions concrètes plutôt que des paroles.

Les Situations Alarmantes en Afrique : Intervention de Jean BANDIAKY à l’émission « Appels sur l’Actualité » de RFI – Mardi 6 août 2024

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Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique 2
Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique 2

Les Situations Alarmantes au Nigeria, en Afrique. Intervention de Jean BANDIAKY à l’émission « Appels sur l’Actualité » de RFI – Mardi 6 août 2024. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des situations alarmantes dans plusieurs pays africains, notamment au Nigeria et au Sénégal. Ces situations mettent en lumière les défis auxquels sont confrontés les citoyens de ces nations.

Les Situations Alarmantes au Nigeria, en Afrique

Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique bis
Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique bis

Au Nigeria, les citoyens sont descendus dans les rues pour exprimer leur ras-le-bol face à la cherté de la vie.

Il est incompréhensible que dans un pays doté de tant de ressources, les citoyens souffrent autant du coût élevé de la vie.

Malheureusement, les forces de l’ordre, au lieu d’encadrer ces mouvements d’humeur et d’assurer la sécurité de tous, exacerbent la situation par des méthodes répressives.

Ces forces ont reçu une formation spécifique pour gérer ce type de situation de manière pacifique et efficace.

Il est essentiel de rappeler que la protestation est une forme d’expression légitime dans une démocratie.

Il est inadmissible que des vies soient perdues, que ce soit parmi les manifestants ou les forces de l’ordre. Une telle répression violente ne fait qu’aggraver la crise et éloigner davantage les solutions possibles.

protestations contre la vie chère en afrique - analyse des interactions Dynamiques Locales et Internationales
protestations contre la vie chère en afrique – analyse des interactions Dynamiques Locales et Internationales

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Au Sénégal, bien que le gouvernement ait pris des mesures pour réduire les prix de certaines denrées de base, les citoyens continuent de réclamer des mesures supplémentaires.

La baisse des prix des loyers et surtout celle des frais de scolarité sont des préoccupations majeures.

Les frais de scolarité, particulièrement élevés et variables d’une école à l’autre, pèsent lourdement sur les parents. Cette situation les laisse souvent démunis et incapables de faire face à cette forme de pression économique.

Intervention de Jean BANDIAKY à l’émission « Appels sur l’Actualité » de RFI – Mardi 6 août 2024

Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique bis
Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique bis

Bonjour à tous,

Je tiens à vous remercier de me donner l’opportunité de m’exprimer aujourd’hui sur RFI, dans le cadre de l’émission « Appels sur l’Actualité ».

Nous vivons des moments critiques dans plusieurs pays africains, où les citoyens sont confrontés à des situations de plus en plus alarmantes.

J’aimerais particulièrement attirer votre attention sur les crises au Nigeria, au Sénégal, ainsi que sur d’autres pays comme la Centrafrique et la République Démocratique du Congo.

→Au Nigeria, les citoyens sont descendus dans les rues pour protester contre la cherté de la vie. Pour un pays aussi riche en ressources, il est inacceptable que ses habitants peinent autant à joindre les deux bouts.

Cette situation économique insoutenable pousse les gens à manifester, exerçant leur droit légitime à la protestation.

Cependant, les forces de l’ordre, au lieu d’encadrer ces mouvements pacifiques, optent pour des méthodes de répression brutales, aggravant ainsi la situation.

Il est crucial de rappeler que ces forces ont été formées pour gérer ce genre de situation de manière pacifique et efficace.

Dans une démocratie, la protestation est une forme d’expression essentielle, et il est inadmissible que des vies soient perdues, que ce soit parmi les manifestants ou les forces de l’ordre.

→Au Sénégal, malgré les efforts du gouvernement pour baisser les prix de certaines denrées de base, les citoyens continuent de réclamer des réductions significatives des loyers et des frais de scolarité.

Les coûts de l’éducation sont particulièrement élevés et varient considérablement d’une école à l’autre, laissant de nombreux parents dans une situation financière précaire.

Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique ok
Vie chère au Sénégal avec 46,4% au classement des pays les plus chèrs en afrique ok

Cette pression économique est ressentie comme une forme de dictature par les familles qui peinent à assurer l’éducation de leurs enfants.

L’État doit redoubler d’efforts pour répondre à ces attentes légitimes et trouver des solutions durables pour soulager les familles sénégalaises.

→En Centrafrique et en République Démocratique du Congo, les situations sont tout aussi préoccupantes.

Ces pays sont confrontés à des défis immenses, allant des conflits armés à l’instabilité politique, exacerbant les conditions de vie déjà difficiles pour leurs populations.

La communauté internationale doit prêter une attention particulière à ces crises et œuvrer pour des solutions pacifiques et durables.

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En conclusion

Les Situations Alarmantes au Nigeria, en Afrique / protestations contre la vie chère en afrique - analyse des interactions Dynamiques Locales et Internationales 3
protestations contre la vie chère en afrique – analyse des interactions Dynamiques Locales et Internationales 3

Il est crucial que l’État mette en place des efforts plus substantiels pour canaliser ces revendications légitimes et apporter des solutions durables.

Une intervention plus soutenue dans la régulation des prix du loyer et des frais de scolarité est indispensable pour soulager les familles sénégalaises et assurer un avenir plus stable et équitable pour tous.

Que ce soit au Nigeria, au Sénégal, en Centrafrique ou en RDC, les droits des citoyens à manifester et à exprimer leurs frustrations doivent être respectés.

Les gouvernements ont la responsabilité d’écouter et de répondre aux besoins de leurs populations, tout en assurant leur sécurité de manière non violente.

Il est essentiel de travailler ensemble pour construire des sociétés plus justes et équitables, où chaque individu peut vivre dans la dignité.

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Les autorités doivent comprendre que les citoyens ont le droit d’exprimer leurs frustrations et leurs attentes.

Les réponses à ces manifestations doivent être guidées par la recherche de solutions pacifiques et constructives plutôt que par la répression.

La démocratie s’épanouit lorsque les voix des citoyens sont entendues et respectées, et il est de la responsabilité des gouvernements de garantir ce droit fondamental.

Je vous remercie pour votre attention.

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Jean BANDIAKY

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